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Au delà des retrouvailles et de la fête, Noël est aussi une période de grande consommation, et plus on consomme, plus on produit de déchets. C'est pourquoi l'ADEME avec le soutien d'Onyx-Véolia Environnement, Eco-Emballages, la Mairie de Paris, France Nature Environnement et l'association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV), poursuit sa campagne "Réduisons vite nos déchets, ça déborde !", initiée à la demande du ministère de l'écologie et du Développement durable. En France, en 40 ans, les quantités de déchets ménagers ont doublé pour atteindre une moyenne de 360 kg par an et par personne. Cette augmentation s'explique à la fois par l'évolution graphique mais surtout par les modes de vie et de consommation. Aussi bien du point de vue du coût engendré par la gestion des déchets que par leur impact environnemental, il y a urgence à ce que chacun prenne part à leur réduction. "Nous devons expliquer à nos concitoyens cette problématique et le rôle qu'ils jouent dans la chaîne de gestion des déchets depuis l'acte d'achat ou d'utilisation du produit, en passant par le tri et le recyclage jusqu'au traitement des déchets," déclare Michèle Pappalardo, présidente de l'ADEME. Un Noël respectueux de l'environnement Concernant les produits alimentaires grands pourvoyeurs d'emballages, il faut éviter les conditionnements trop petits qui offrent un surplus d'emballages, et veiller à choisir ceux qui font l'objet d'un tri sélectif. On peut poursuivre cette démarche de responsabilité avec le repas de fête en retrouvant le plaisir des nappes en tissu et des assiettes traditionnelles plutôt que les services en papier jetables. Pour le menu, légumes et fruits de saison sont les bienvenus. Sans emballage, ils n'ont pas fait l'objet de longs transports émetteurs de gaz à effet de serre ou de culture sous serres chauffées, activité particulièrement consommatrices d'énergie. Au moment des courses, n'oubliez pas votre cabas pour éviter les sacs plastiques ! Un Noël responsable ça n'est pas si compliqué. Chacun peut, pour chaque geste, veiller au respect de l'environnement en préférant des cadeaux utiles et durables aux derniers gadgets à la mode. Exemples : il suffit de choisir une calculatrice solaire plutôt qu'à piles ou des objets en bois, taillés dans une espèce locale ou labellisés FSC. D'une manière générale il s'agit de veiller à l'éco-conception des produits. Si le cadeau est grand consommateur d'énergie, opter alors pour les piles et accumulateurs d'énergie rechargeables qu’il faut prendre soin de trier quand elles seront en fin de vie.
"Sème pas tes piles !" Les piles, voilà la cible choisie par Agir pour l'environnement, les amis du vent, et le Centre national d'information indépendante sur les déchets (CRRID) en cette période de fin d'année. Pour ces ONG : " Les objets fonctionnant à piles sont légion et Noël, avec son cortège de cadeaux nomades, va encore en augmenter la diffusion toxique." Un simple calcul montre l’impact des piles en terme de dangerosité : chaque foyer possède en moyenne 25 appareils à piles. La campagne a pour objectif de sensibiliser et d'informer chaque citoyen. Avec un taux de collecte de piles usagées de 32 % en 2004, la France a des difficultés à gérer la fin de vie de ces déchets dangereux : sur 27 000 tonnes de piles vendues seules 8 650 tonnes ont été recyclées. En France, deux piles sur trois finissent à la poubelle ou dans la nature, soit deux fois plus qu'en Belgique ou en Autriche. Poursuivant l'action engagée avec les sacs plastique, Serge Orru des Amis du vent souhaite passer "d'une civilisation du jetable à une civilisation du durable." Pour lui : "c'est étape par étape, par l'addition des gestes au quotidien que des réussites seront obtenues." De son côté, Claude Bascombes des Amis de la Terre souligne que les enseignes de la distribution ne jouent pas le jeu. En effet, depuis 1991, les piles et les accumulateurs sont considérés comme des déchets dangereux et, depuis 2001, leur collecte est obligatoire : les revendeurs sont tenus par la loi de reprendre les piles usagées. "Il faut que des sanctions soient appliquées à ceux qui ne respectent pas les obligations légales," demande-t-il. La campagne "Sème pas tes piles !" souhaite améliorer le nombre de points de collecte dans les magasins. Elle appelle les organismes de collecte à lancer une campagne d'information et à ce que les piles soient étiquetées comme produits dangereux. En attendant les premiers résultats de cette initiative, on peut soit choisir des appareils fonctionnant sur secteur, soit adopter des solutions alternatives ou enfin opter pour des piles et accumulateurs rechargeables qui sont eux aussi dangereux mais ont une durée de vie plus longue. Car, comme le précise Serge Orru : "Il faut cesser avec ces comportements indignes. Comment peut-on produire autant de cadeaux de Noël qui s'avèrent si toxiques ? Comment peut-on penser faire plaisir aux enfants alors qu'ils hypothèquent ainsi leur futur ?"
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