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Une vérité qui dérange , film choc sur le réchauffement climatique en salles le 11 octobre, Syriana , thriller dénonçant les vrais enjeux de la guerre du pétrole, Good night, Good Luck , opus dédié à la responsabilité des médias... Derrière ces films, une maison de production américaine, Participant Production, dont le concept est d'utiliser le divertissement pour sensibiliser et impliquer les citoyens. A sa tête, Jeff Skoll, co-fondateur d'E-Bay, millionnaire et philanthrope.
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" Changer le monde, une histoire à la fois (...) Notre but est de créer du divertissement engagé qui donne envie aux spectateurs de s'impliquer dans les grandes causes qui nous touchent tous " : voilà l'objectif de Participant Production, fondée en 2004 par Jeff Skoll, l'un des créateurs du site de ventes aux enchères E-Bay. La société, qui réunit divers acteurs importants de l'industrie cinématographique américaine, a déjà à son actif plusieurs succès au box-office et plusieurs nominations aux Oscars. A chaque fois, la même recette : une grande cause, un scénario enlevé et " grand public ", des stars, des messages forts et surtout, à la fin du film, une proposition de passage à l'acte sur un enjeu sociétal majeur. Adossée à Participant Production, le site Internet Participate propose, pour chaque film sorti en salles, de s'impliquer dans une campagne, de connaître les associations actives dans le domaine, et donne aussi des conseils pour des actions personnelles que chacun peut s'engager à faire . " Lumière, caméra... et action sociétale " résume Jeff Skoll.
Un film, une émotion... une action
En 2004, Participant Production a débuté ses activités en produisant le documentaire " Arna's Children ", qui retrace le parcours atypique d'une juive israëlienne mariée à un arabe palestinien et activiste renommée en faveur de la paix. En 2005, la réputation de Participant production s'est faite (11 nominations aux Oscars) à travers quatre films traitant de questions de société majeures. Pour " North Country ", qui aborde les abus sexuels et la violence domestique dont est victime une femme sur trois aux Etats-Unis, six initiatives sont proposées, du don aux associations à l'instauration d'une politique anti-harcèlement à l'école en passant par la signature d'une pétition et une brochure pour apprendre aux jeunes garçons à respecter les femmes. Pour " Syriana ", qui dénonce à travers un thriller politico-economique les pernicieuses et violentes conséquences de la dépendance au pétrole, sept actions sont proposées au spectateur engagé, comme demander aux compagnies pétrolières de stopper la corruption, s'informer de l'état des ressources ou réduire sa propre consommation d'énergies fossiles. Avec " Good Night, and Good luck ", qui relate la fronde d'une poignée de journalistes de CBS souhaitant dénoncer la réalité du maccarthysme dans les années 50, les spectateurs sont appelés à se mobiliser pour contraindre les médias à servir l'intérêt des citoyens et non celui des puissances politiques ou économiques. Enfin, avec le documentaire " Murderball ", c'est l'image des handicapés (ici dans le sport) qui est ciblée, à travers des donations pour les jeux paralympiques ou encore l'organisation d'un événement autour de ce thème.
" Une vérité qui dérange " : un film à voir !
Avec " An inconvenient truth " (Une vérité qui dérange) qui sort sur les écrans français le 11 octobre et démontre, en 1h30 ,que le réchauffement climatique est une réalité et que la survie de la planète dépend de nous, Participant Production prend une autre dimension. Le site dédié à la campagne autour de ce film qui a une version française (voir lien ci-dessous), incite les spectateurs à aller le voir et à y aller accompagnés. Un acte militant à la hauteur du sujet abordé par le documentaire dont le principal acteur est lui-aussi particulièrement engagé. Il s'agit d'Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis. Le film, désigné aux Etats-Unis comme "le film de l'année à voir absolument " par les plus grands critiques, montre la tournée de conférences données par cet homme, à travers l'Amérique mais aussi en Chine ou en Suède. Entrecoupé de séquences plus personnelles, où l'homme prend le pas sur le conférencier pour expliquer sa sensibilisation au sujet, le film aligne l'une après l'autre les preuves irréfutables de l'existence du réchauffement climatique et de ses conséquences. Avec de nombreuses photos avant-après, des graphiques aux envolées angoissantes et quelques commentaires teintés d'humour noir, la démonstration d'Al Gore est d'autant plus réussie qu'accompagnée de solutions présentées comme étant à la portée de tous. Une liste de dix actions est proposée sur le site Internet pour accompagner le message du film. En France, il a déjà reçu un accueil très positif. Pour Nicolas Hulot, " Ce film lève les derniers doutes : les changements climatiques globaux mettent l'humanité au pied du mur. " Pour Yann Arthus Bertrand, " C'est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle. ". Il s'est d'ailleurs indigné dans la Presse (Libération du 7 octobre) que seule une centaine de députés français sur les 511 que compte l'Assemblée nationale se soient inscrits à la projection spéciale organisée par son président Jean-Louis Debré !
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