![]() Planète \ONG \ActivismeDavos : remise des Public Eye Awards aux entreprises les plus irresponsablesL'ouverture du Forum économique de Davos coïncide, depuis 2005, avec un contre-événement : la remise des 'Public Eye Awards ', qui récompensent les entreprises les plus irresponsables. Deux ONG, la Déclaration de Berne et Pro Natura, sont à l'origine de ce happening ironique, qui a pour but de maintenir la pression sur les entreprises particulièrement peu respectueuses de l'environnement ou des droits humains.
40 entreprises étaient en lice, cette année, pour ces prix particuliers qu’aucune d’entre elles ne souhaite obtenir. Et pour cause, puisqu’ils récompensent les entreprises dont le comportement est particulièrement irresponsable et néfaste au développement durable. La Déclaration de Berne et Pro Natura, deux ONG suisses, veulent à travers ce happening «maintenir une forte pression afin que l’économie reconnaisse ses responsabilités. Davos n'est-il pas le cadre idéal pour cela ? » demande Mary Robinson, ex-présidente irlandaise, puis déléguée de l’ONU aux droits de l’Homme et aujourd’hui membre de nombreuses ONG. Cet été, La Déclaration de Berne et Pro Natura ont lancé un appel aux ONG du monde entier en les invitant à proposer des entreprises pour les Public Eye Awards 2007. Les propositions ont fait apparaître les noms « habituels » en la matière (Nestlé, Coca Cola, Syngenta, etc) mais également d’autres moins connus. « Les Public Eye Awards mettent en lumière les conséquences sociales et écologiques de la mondialisation économique par le biais d’exemples concrets," explique La déclaration de Berne. "Ils montrent aussi que des codes de conduite volontaires pour les entreprises, comme le « Global Compact », ne suffisent pas. Des normes contraignantes dotées de mécanismes efficaces de contrôle et de sanctions sont nécessaires ». Le palmarès officiel de Davos
Le Forum économique mondial a également "son" palmarès, celui du cabinet Innovest qui a remis des prix aux entreprises les plus responsables. Spécialisé dans l’analyse des performances sociales et environnementales des entreprises Innovest a rendu public le « G100 », qui récompense les 100 entreprises les plus responsables parmi 1800. Il comprend cinq entreprises françaises : Accor, Air-France-KLM, Groupe Danone, Lafarge et Pages Jaunes ainsi qu’une Franco-belge : Dexia. Le Royaume-Uni est représenté par 24 entreprises, les États-Unis par 19 et le Japon par 13. Les critères retenus par Innovest sont notamment la gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les ONG retrouveront dans cette liste un de leurs « gagnants » 2006 : Walt Disney Company.
1er prix : Bridgestone S’agissant, des «Negative Award », ils avaient été décernés en 2006 aux multinationales américaines Chevron, Walt Disney et Citigroup. Cette année, parmi les nominées de la catégorie « monde » figurent Bridgestone Corporation (pour ses plantations de caoutchouc au Liberia, ayant des impacts sociaux et écologiques catastrophiques), IKEA Groupe (pour sa stratégie consistant à payer le moins d’impôts possible), Trafigura Beheer B.V.( l’entreprise a affrété le tanker qui a causé la catastrophe écologique et sanitaire d’août 2006 à Abidjan). Le « gagnant 2007 » est le groupe japonais Bridgestone, dont « les conditions de travail proches de l’esclavage dominent depuis 80 ans dans ses plantations de caoutchouc du Libéria, explique La Déclaration de Berne.Le travail des enfants et de graves dommages à l’environnement y sont fréquents ». Prix suisse pour Novartis
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