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Ecolabels : comment choisir face à la profusion?

Planète \Labels

Publié le 19-12-2007

Outre les écolabels les plus connus, de nombreux sigles apparaissent sur les produits de consommation courante. Equitable, éthique, écologique, biologique, naturel, chaque certification a sa spécificité, et les informations disponibles sont souvent insuffisantes. Enquête sur les principaux secteurs et produits concernés.

On peut en théorie écolabelliser tout et n’importe quoi. Coton, café, roses, cosmétiques, tables, yahourts sont garantis équitables, biologiques, écologiques, durables, responsables, éthiques ou autre. Entre les vraies certifications et les dénominations sans cahier des charges, il est de plus en plus difficile de consommer responsable sans se tromper (voir article Les labels se multiplient, la confusion grandit). Le manque d’information officielle et de communication privée sur le sujet se fait également sentir. Le groupe Seb, qui a sorti un aspirateur écoconçu, plus léger, moins énergivore et recyclable, a ainsi abandonné l’idée d’afficher les spécificités de son produit. « Les gens confondaient recyclable et biodégradable » explique Jean Pierre Soulié, directeur industriel du groupe.

« Dans le domaine des cosmétiques, le consommateur est plutôt ignorant, et il y a beaucoup de fraudes à l’écolabel » précise Juliette Leroux, chargée de mission réglementation pour la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB). Là encore, la multiplication des labels peut induire en erreur (voir article Cosmétiques bio et naturels : un casse-tête pour le consommateur). Dans tous les cas, une fois dans les rayons du supermarché, il est difficile de déterminer précisément ce qui se cache derrière ces divers affichages. Même les certifications les plus répandues peuvent receler des critères douteux (voir article Bois : la guerre des labels). « Devenir un consommateur responsable demande de se renseigner en profondeur » avoue Nicolas Gauthy, de la communication de Max Havelaar.

A l’image des labels concernant les bâtiments, la dynamique de certification constitue surtout une preuve des changements de mentalité (voir article Bâtiment : démarche plutôt que label). De nombreuses techniques de construction existent pour améliorer les caractéristiques des logements, avec ou sans label. « Les solutions existent, mais les labels nous permettent de contrôler les performances pour garantir une pérennité des installations » explique Marie-Christine Roger, chef de bureau de la qualité technique et de la prévention à la Direction générale de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction.

L’enjeu clé reste la consommation d’énergie, y compris dans l’informatique (voir article Un label pour limiter l’empreinte énergétique de l’informatique). Bruxelles a fait un pas dans ce sens le 17 décembre dernier, en lançant le programme EU-Energy Star, qui impose aux institutions européennes l'achat de matériel informatique peu énergivores. Le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, s’est déjà prononcé pour l’étiquette carbone. A quand une généralisation de l’étiquette énergétique, déjà affichée pour les voitures et les logements ?

Rouba Naaman
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