Semaine du développement durable : c'est parti !

Planète \Mondialisation \Consommation durable

Publié le 16-06-2004

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Autocollant Merci d'épargner ma boîte
Autocollant Merci d'épargner ma boîte

67 % des Français se disent prêts à changer de comportements pour permettre un développement durable, à condition de bénéficier d'explications. Selon l'étude MV2, Ademe Ipsos, ils attendent des bonnes pratiques concrètes et innovantes, des outils simples et une volonté politique claire pour passer à l'acte. La semaine du développement durable et son slogan " Un geste de tous les jours, un réflexe pour toujours " répondra-t-elle à leurs attentes ? Elle met, en tous cas, l'accent sur la nécessité et l'urgence des changements de comportements, individuels et collectifs. Serge Lepeltier, ministre de l'écologie et du développement durable, rappelait en présentant l'opération fin mai " qu'elle ne doit pas être  une culpabilisation mais une sensibilisation. La modification des comportements respectueux de l'environnement doit être présentée comme une opportunité. Par exemple, utiliser un vélo est un comportement normal pour les enfants. Pourquoi, adulte, ne pas renouer avec cette pratique naturelle ?"

En ouverture de la semaine, Serge Lepeltier a annoncé le lancement du premier autocollant officiel refusant la pub dans les boîtes aux lettres. Un millions d'autocollants intitulés "Merci d'épargner ma boîte aux lettres" où figure la mention " l'abus de prospectus est dangereux pour ma planète" ont été édités. En principe, la Poste, le Syndicat de la distribution directe et le Syndicat de la presse gratuite se sont engagés à le respecter. Si 5 % des Français le collent sur leur boîte aux lettres, cela pourrait éviter de gâcher 40.000 tonnes de papier par an puisque chacun d'eux reçoit, en moyenne chaque année, 40 kilos de prospectus.

Quel impact ?
La semaine du développement durable a un budget modeste (240 000 euros)  mais espère créer un évènement suffisamment fort pour générer une prise de conscience collective. Comment en mesurer l'impact ? Dès l'automne, le ministre de l'Ecologie et du développement durable souhaite mettre en place des indicateurs développement durable nationaux qui permettent de savoir à quel niveau se situe la France par rapport à d'autre pays. Par ailleurs, pour tenter de mesurer l'impact des campagnes incitant aux économies d'énergie pour protéger l'environnement  (voir article lié), le ministère souhaite analyser de façon permanente le comportement des citoyens en travaillant sur des panels représentatifs et volontaires dont les habitudes seront scrutées sur une longue période.
La semaine du développement durable consiste à fédérer des projets et des initiatives un peu partout en France, à l'image du téléthon. L'opération fonctionne à deux niveaux. Sur un plan national sont sélectionnés des projets qui s'inscrivent dans une démarche globale et pérenne. Les labels régionaux, eux, sont attribués à des actions plus ponctuelles en fonction de critères définis par les préfets de région. Plus de 77 % des 1756 opérations labellisées sont nationales.
 
Sur un plan national, le ministère a donné l'exemple en installant devant ses portes un village du développement durable qui compte une quarantaine de tentes ouvertes au public, dans lesquelles se dérouleront des animations diverses. Le but est aussi bien de mieux faire connaître l'Ademe ou le PNUE que les " Petits Débrouillards ", une association proposant aux enfants  des activités d'éducation et de sensibilisation au développement durable, ou Gastounet, personnage principal d'une BD intitulée " Chic planète ! Stop à la pollution et au gaspillage de nos ressources naturelles ".

Mobilisation tous azimuts

Tous les secteurs sont concernés, les administrations qu'elles soient  nationales ou locales et les entreprises comme les élus. Deux exemples pour illustrer cette mobilisation tous azimuts. L'association Consodurable, présidée par la députée UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, et  qui rassemble des représentants des ministères des PME et de l'Ecologie, des fédérations professionnelles et des associations, lance à cette occasion un site Internet : www.consodurable.org qui a pour but de donner au grand public une information sur les produits respectant les principes du développement durable. Parmi les entreprises, nombreuses sont celles qui mettent en place des opérations de sensibilisation interne. Parmi celles qui s'adressent aux consommateurs, on peut citere par exemple, Monoprix qui va limiter la distribution de sacs en plastique aux caisses ou Conforama qui invite ses clients à rapporter leurs appareils usagés pour qu'ils soient traités par des organismes spécialisés.

Anne-Catherine Husson
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