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![]() Planète \Institution \EvénementsOuverture de Davos et remise des Public Eye AwardLes décideurs du monde politique, de l'économie et de la finance sont réunis depuis le 26 janvier au forum économique mondial de Davos (Suisse) où ils évoqueront notamment Haiti, les Objectifs du Millénaire pour le Développement et l'environnement. Comme chaque année, les « Public Eye Award » décernés par les ONG ont de leur côté distingué les entreprises les plus « irresponsables ».
L’édition 2010 marque le 40ème anniversaire du « World Economic Forum » et sa continuité dans un monde économique déséquilibré, toujours marqué par les conséquences de la crise financière. Pourtant, selon la 13ème édition du « CEO survey »- réalisée chaque année par PricewaterhouseCoopers pour le WEF-, les 1 198 chefs d’entreprise intérrogés dans 52 pays expriment « un certain retour à la confiance de la part des dirigeants ». 81 % d’entre eux se déclarent « confiants » ou « très confiants » pour 2010, contre 64 % l’an passé. Ce taux atteint 91% en Amérique du Sud et en Asie ; 80 % en Amérique du Nord et 70 % en Europe de l’Ouest. De fait l’enthousiasme et l’optimisme restent, sans surprise, plus élevés dans les pays émergents : « En matière de confiance, on observe une vraie différence entre pays émergents et pays développés. Les dirigeants d’Amérique latine et d’Asie sont plus confiants que ceux d’Amérique du Nord (11 points d’écart) et davantage encore que ceux d’Europe occidentale (20 points d’écart) » souligne PwC. Dans les pays émergents, plus de 60 % des patrons brésiliens pensent accroître leurs effectifs en 2010, ce chiffre atteint 59 % en Inde et 53 % en Chine. Dans les pays développés, les patrons affichent des intentions de recrutement plutôt élevées compte-tenu du contexte actuel : 42% des dirigeants anglais et 30 % des patrons français souhaitent recruter dans l’année. Enfin, au moment où l’Europe et les Etats-Unis cherchent à réguler davantage le système financier international, les dirigeants (60%) expriment leur préoccupation quand à « l’excès de réglementation », un sujet qui rend particulièrement inquiets 27% d’entre eux. Nouveau prix cette anné : le Greenwash Award Suez GDF est arrivé en deuxième position pour le prix du public, pour sa responsabilité dans le consortium de construction du barrage de Jirau sur la rivière Madeira, en Amazonie brésilienne, un projet que les ONG dénoncent pour ses "conséquences sociales et environnementales". Le « Global Award » a été décerné à la Royal Bank of Canada pour son rôle de principal financier des producteurs de pétrole à partir des sables bitumineux. Ces entreprises exploitent " le pétrole brut le plus sale du monde dans la province canadienne de l'Alberta sur une superficie plus grande que la Suisse et l'Autriche réunies" indiquent les ONG. Animée par l’actrice berlinoise Julia Jentsch, la cérémonie a accueilli cette année Joseph Stiglitz (par videoconférence ), prix Nobel d’économie, et Jürgen Trittin, ancien ministre de l’environnement allemand - président du groupe parlementaire de l’Alliance 90/Les Verts. "La crise financière durable a mis en évidence de façon implacable les erreurs systémiques du capitalisme tel que nous le connaissions, indiquant ainsi la voie d'une thérapie possible", a estimé le Prix Nobel d'économie dans son discours*. Mais "les fondamentalistes du marché conduit par la main invisible cher à Adam Smith sont à l’affût [et tentent] d’affaiblir la nouvelle prise de conscience politique, "a-t-il ajouté. *propos recueillis par le quotidien suisse Le Temps
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