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Elections : quelle place pour l'écologie ?

L'écologie, grande absente des élections présidentielles ? Pourtant, jamais les candidats à la présidence n'avaient été autant interpellés sur les questions d'environnement. Du Pacte écologique de Nicolas Hulot à la notation des candidats par les ONG, en passant par les manifestations anti-OGM ou anti-EPR, les acteurs de la mouvance écologiste se sont imposés. Reste à savoir ce que deviendront les engagements pris par le ou la candidat(e), une fois élu(e).

Depuis le début de la campagne, la pression écologiste s’est exprimée par différents moyens : l’interpellation médiatique des candidats (Nicolas Hulot), l’analyse et la notation de leurs programmes (l’Alliance pour la Planète) ou encore l’action concrète (Greenpeace occupant la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire ou déversant huit tonnes de maïs transgénique devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy …). Pour autant, l’écologie n’a pas constitué une question majeure chez les candidats, qui ont certes pris des engagements sous la pression médiatique, mais ne sont pas approprié ces questions.
Pourtant, dès le mois de décembre 2006, l’Alliance pour la planète, qui rassemble les ONG françaises, avait étudié l’action des parlementaires et des gouvernements durant la période 1997-2006 sur les questions environnementales. Elle a évalué ensuite les politiques menées au regard de 24 mesures proposées par les ONG et a noté chaque parti. Les résultats étaient alors consternants.

Mais au fil de la campagne, les candidats ont été invités à se prononcer sur ces mesures, ce qui a donné lieu à une seconde évaluation selon les engagements pris. La dernière évaluation de l’Alliance pour la planète enregistre ainsi de nets progrès chez Ségolène Royal, François Bayrou et Olivier Besancenot. Dominique Voynet reste en tête avec une note de 17,5/20, suivi par  José Bové  (16/20) et…Ségolène Royal, qui avec 16/20 fait opérer à la gauche un bond considérable. Le parti socialiste était en effet noté 6,5/20  lorsque l’Alliance avait évalué l’action des partis au gouvernement. François Bayrou, qui bénéficie désormais de l’appui de Corinne Lepage, enregistre également une bonne progression : alors que l’UDF était notée 5/20 en décembre 2006, le candidat obtient le score de 13/20. Enfin, Olivier Besancenot a fait passer la LCR de 8 à 13,5.

Solidarité internationale, la grande absente

Inciter les partis et les candidats à inscrire la solidarité internationale dans leurs programmes politiques, c’est l’objectif de la campagne « Etat d’urgence planétaire » lancée par 22 ONG en février 2007. Ce collectif a interpellé les candidats sur onze thèmes allant de la protection de l’environnement aux droits des migrants, en passant par la responsabilité sociale des entreprises et l’aide au développement. Menée en coopération avec Coordination Sud et l’Alliance pour la Planète, cette initiative a voulu «provoquer une mobilisation citoyenne et faire pression sur les partis et les candidats à l’élection présidentielle » en plaçant la solidarité internationale au cœur de leurs revendications. Force est de constater que ces thèmes n’ont pas eu leur place dans le débat pré-électoral.

V.S.
Mis en ligne le : 18/04/2007
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