Planète \Institution \Etats

Budget 2005 : quelle politique environnementale ?

Le ministre de l'environnement, Serge Lepeltier, a présenté en détail jeudi dernier son budget 2005 . Rassurant sur les moyens mis à disposition de l'Ademe, l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie, il a voulu montrer que la baisse de 3,6 % serait compensée par la diminution du nombre de crédits inemployés. Au même moment des élus locaux dénonçaient l'absence des subventions aux collectivités locales pour les transports publics propres.

Serge Lepeltier, le ministre de l'environnement, a organisé le 22 septembre, journée théoriquement sans voiture, une conférence de presse pour présenter son budget en détail. Cet été, l'annonce du plan climat avait été ternie par les interrogations sur son financement et par la remise en cause des crédit d'investissement de l'Ademe, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergies. Le ministre a voulu rassurer en donnant des chiffres.
Premier message : si son budget annuel a diminué de 3,6 % entre 2004 et 2005, passant de 856 millions d'euros à 825 millions d'euros, cela ne nuit pas forcément à l'efficacité de son action puisque sa stratégie est de faire la chasse aux crédit inemployés. Selon le ministère, le pourcentage de crédits inutilisés est passé de 55, 27 % en 2001 à 1,94 % en 2004 et pourrait atteindre 0,5 %  en 2005.
Second message : l'Ademe devrait avoir les moyens de financer ses missions. Si ses crédits de fonctionnement passent de 100 millions d'euros, en 2004, à 63 en 2005, l'agence va bénéficier, grâce à la loi de finance rectificative, de 130 millions d'euros supplémentaires début 2005.
Troisième message : Serge Lepeltier voudrait être le ministre " qui fait appliquer les règles en matière de protection de l'environnement, de transposition des directives et d'application des lois et textes réglementaires ". Il a donc constitué pour cela une force de frappe au sein de son cabinet chargée de lui signaler tous les blocages politiques sur ce type de dossier. " Je mettrai tout mon poids politique dans la balance pour tenter de les lever " a-t-il précisé. L'objectif étant de sortir la France de sa place de bonne dernière européenne en ce qui concerne la transposition des directives environnementales.
Fixant cinq  priorités à son action gouvernementale (lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité et du patrimoine naturel, rénovation de la politique de l'eau, prévention des risques naturels, des risques technologiques et des pollutions), Serge Lepeltier veut aussi développer, en 2005, des programmes de sensibilisation des élus et des citoyens aux problèmes écologiques et prévoit d'ajouter à la semaine du développement durable, des " assises régionales de l'écologie " et des "rendez-vous de l'écologie". Lors de sa conférence de presse, le thème des transports a été laissé de côté : pas de commentaire sur l'échec de la journée sans voiture ou l'avenir plus que compromis du bonus malus sur les voitures les plus polluantes.
Pour le GART (Groupement des Autorités Responsables des Transports) qui rassemble des élus locaux de toutes tendances, c'est le sujet qui fâche. Le Gart a, dès la présentation du budget du ministère de l'Equipement et des Transports, regretté très vivement que le projet de loi de finances 2005 ne rétablissent pas les subventions des collectivités locales pour les transports en commun en sites propres (TCSP) et la mise en œuvre de plans de déplacements urbains (PDU). Selon lui le projet de loi de finances présenté par Gilles de Robien consacre le désengagement de l'Etat du financement des transports collectifs et compromet ou retarde en particulier les projets de construction de tramways.

A.C.Husson
Mis en ligne le : 27/09/2004
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

Média

Média
  • Les publications RSE et ISR
  • S'inscrire à Novethic'info :
  •  
  • Les fils d'infos
  • Les journalistes

Centre de recherche

Centre de recherche

Guides

Guides

Informations

Informations