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En 2001, les transports étaient à l'origine de 28% des émissions brutes françaises des émissions de gaz à effet de serre contre 22% en 1990. A ce titre, ce secteur est considéré comme l'un des principaux responsables du dérèglement climatique. Une situation qui s'explique par le fait que les avions, la voiture et les camions sont les modes de transport les plus émetteurs de GES et que leur croissance est la plus forte. Concernant le trafic de marchandises, le transport routier représente 75 % des acheminements contre 22% pour le rail et 3% pour l'eau. La ratification du Protocole de Kyoto par la France, suivie par la mise en place depuis 2000 d'un Programme National de Lutte contre le Changement Climatique ont relancé la question des modes de transport des marchandises : intermodalité, plurimodalité ou transport combiné sont désormais à l'ordre du jour.
Concrètement il s'agit de développer des modes de transports alternatifs à la route lorsqu'ils s'avèrent efficaces et rentables, de favoriser la combinaison des différents modes (rail, eau, route) et aussi d'améliorer le passage d'un mode de transport à l'autre en minimisant la durée du transfert tout en conservant un maximum de confort pour les clients concernés. Des paris encore difficiles à tenir face au déclin du fret ferroviaire pour lequel la SNCF vient juste de redéfinir de nouveaux objectifs et face au récent renouveau de ces formes de transports. Pour que ces pratiques deviennent opérationnelles de nombreux investissements sont encore nécessaires. Des investissements coûteux qui prendront du temps pour rendre les modes de transports alternatifs à la route véritablement fiables et concurrentiels. Une situation qui suppose également un engagement volontariste de la part des différents acteurs du secteur et des pouvoirs publics. Ainsi, lors du Congrès annuel de Voies Navigables de France en novembre 2003, Roselyne Bachelot déclarait à ce propos : " Ce qui est certain, c'est que le développement du transport combiné des marchandises impose d'accepter des temps de retour sur investissement longs. Il incombe aux Pouvoirs publics d'accompagner ces efforts."
Les Voies Navigables de France ont déjà entamé le développement de nouveaux axes fluviaux tel l'axe Paris / Rouen / Le Havre qui, sous l’égide du secrétariat d'État aux transports et à la mer, vise à améliorer les infrastructures, augmenter la qualité des services proposés et promouvoir ce mode de transport plus respectueux de l'environnement. En effet, comme le rappelait Roselyne Bachelot : " Je note en outre que sur le plan environnemental, le critère des émissions de gaz à effet de serre n'est pas le seul à prendre en compte. En effet, par rapport aux autres types d'infrastructures linéaires, le fluvial peut aussi présenter des avantages en termes de moindre impact sur les coupures du territoire, la biodiversité, les nuisances sonores, les effets induits en matière d'urbanisation."
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