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![]() Planète \Environnement \TransportsEncore des freins à l'éco-mobilitéLes consommateurs sont de plus en plus sollicités pour modifier leurs comportements individuels, notamment en matière de transports. En attendant le développement de nouvelles infrastructures, les plans de déplacement organisés par les entreprises et les administrations connaissent un certain succès.
Les usagers-consommateurs sont ils prêts ? En matière de transports, les Français semblent en tout cas dans l'attente de solutions moins gourmandes en énergie. D'après un sondage CSA commandé par le groupe Norauto et la SCNF, et publié début décembre, 87 % des automobilistes disent en effet avoir déjà fait des efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effets de serre. Contexte économique oblige, 63 % d'entre eux évoquent la hausse du prix du carburant. Mais là n'est pas la seule raison : près de la moitié justifient leurs efforts par la nécessité de réduire la pollution atmosphérique. Plus de 55% des Français estiment ainsi que la réduction des impacts environnementaux des déplacements doit être une priorité des politiques publiques. Et parmi les mesures qu'ils souhaitent voir mises en place, 75% des sondés citent des services comme le vélo-partage, le covoiturage ou encore l'auto-partage. Un constat qui rejoint celui de l'étude réalisée par le Benchmark Group en novembre dernier, d'après laquelle 52% des Français se disent prêts à acheter une voiture hybride. Pour Thierry Hamelin, directeur associé du groupe, « la crise a préparé les Français à aborder différemment l'automobile. Une prise de conscience qui va de paire avec le développement de nouvelles technologies et de solutions alternatives. » Les entreprises comme levier de l'éco-mobilité Cette volonté citoyenne doit cependant trouver des supports concrets. Or, l'étude du Benchmark Group souligne le manque d'infrastructures et de communication en termes d'éco-mobilité. 63% des sondés refusent par exemple l'idée d'acheter une voiture électrique, craignant de ne pouvoir la recharger aisément. Co-voiturage L'IGR n'est pas un cas isolé. Si l'Ademe recensait 250 PDE en 2005, il en existe aujourd'hui plus d'un millier aux quatre coins de la France. Christelle Bortolini, en charge d'une évaluation nationale des PDE à l'Ademe, constate plusieurs évolutions sur ces dernières années. De plus en plus d'entreprises se mobilisent à plusieurs, pour réaliser un plan de déplacements inter-entreprises. "Elles ont alors davantage de poids sur les pouvoirs publics territoriaux pour négocier et demander, par exemple, d'adapter les horaires des transports collectifs aux besoins de mobilité de leurs employés. Par ailleurs, nous observons le développement des PDE multi-sites par les grands groupes nationaux. Enfin, le premiers PDE se trouvaient plutôt en centre-ville, ou en milieu péri-urbain. Aujourd'hui, ils s'étendent au-delà des villes.» Un déploiement significatif qui devrait perdurer.
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