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Plus de 60 « ambassadeurs » Écogestes - issus des 20 associations impliquées – se chargent chaque été depuis 2002 d'aller au contact des plaisanciers, des baigneurs, pêcheurs marins, plongeurs, etc. pour les sensibiliser à la protection de la mer et du littoral. Car si le tourisme représente un enjeu économique et social important pour le littoral, il contribue aussi à la fragilisation des écosystèmes, notamment en méditerranée. Première destination touristique mondiale, l’ensemble du bassin méditerranéen connaît aujourd’hui une expansion urbaine considérable, passant de 285 millions d'habitants dans les années 70 à plus de 520 en 2025, selon les projections. Sur le littoral français, la campagne Ecogestes cherche à toucher le plus grand nombre, à travers 400 stands et embarcations facilement identifiables. Un livret diffusé à 50 000 exemplaires est également distribué dans ces différents relais. « En trois ans, plus de 70 000 documents ont été distribués. La prise de conscience est d’autant plus facile que les explications sont simples et directes. Il s’agit d’informer et de sensibiliser les citoyens par des exemples concrets puis de les inciter au changement en leur donnant les clés : des gestes simples à pratiquer au quotidien », indiquent les responsables de la campagne Ecogestes. Les interventions ont lieu sur le littoral de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Corse et en Languedoc-Roussillon pour rappeler la nécéssité d’adopter les bons gestes. Les déchets de plastique, très polluants, constituent en effet l'essentiel des déchets, de 60 à 95% selon les sites, sous la forme d’emballages (sachets plastiques, bouteilles, emballages divers). Or les sacs et les bouteilles en plastique ont une durée de vie comprise entre…100 et 500 ans. Les objets en verre (bouteilles, flacons), en métal (canettes de boissons...), les tissus, les objets en cuir ou en caoutchouc arrivent ensuite, avec des durées de vie également considérables – 100 ans pour une canette-. La campagne donne également des conseils sur l’entretien des bateaux (éviter les produits de nettoyage chimiques), les espèces autorisées pour la pêche, la façon de se comporter pour les plongeurs, etc. Plusieurs millions de plaisanciers l’été
Enjeu environnemental important, la navigation de plaisance fait également l’objet de recommandations de la part des associations, mais aussi des élus et des directeurs de ports. Cette activité devenue très populaire est pratiquée par au moins 4, 5 millions de personnes en France, majoritairement en méditerranée, et ne cesse d’augmenter chaque année. Or, la plaisance génère des impacts écologiques : construction des ports et des bateaux, problèmes quotidiens des eaux usées et des déchets, matériaux polluants, démantèlement des bateaux hors d'usage... Les aménagements portuaires et les bateaux eux-mêmes ont des impacts sur les milieux naturels -déchets, rejets, eaux usées, hydrocarbures, etc-. Conscientes du problème, les industries nautiques cherchent aujourd’hui à construire des bateaux avec des matériaux "propres" et réfléchissent à des solutions énergétiques alternatives (bateaux électriques, moteurs à gaz, système de cellules photovoltaïques, etc.)... pour éviter une partie de ces pollutions. Du côté des plaisanciers, le volume et la nature des déchets trouvés en mer montrent que les comportements individuels n’ont pas encore évolué, même si la sensibilisation de plus en plus présente à l’environnement devrait donner, à terme, des résultats. A titre d’exemple, la ville de Saint-Malo a décidé cette année de prendre la situation en main et de réduire la pollution liée à l’affluence que connaît son port avec 10 000 bateaux supplémentaires en été. La ville a ainsi réalisé des aménagements d’assainissement des eaux et conduit parallèlement une démarche de sensibilisation auprès des plaisanciers et des autres ports de la Manche et de l’Atlantique.
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