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Selon le rapport publié par la FAO le 7 mars dernier, 52% des
Poisson toxique en mer Baltique
Le poisson originaire de certaines régions de la mer Baltique est à ce point contaminé qu'il pourrait être déclaré trop toxique et sa vente interdite sur les marchés de l'Union européenne, selon un rapport du WWF intitulé " Clean Baltic within REACH ? ". L'ONG fait ici référence au système européen " REACH " d'évaluation des substances chimiques, toujours en négociation à Bruxelles. " REACH est une occasion absolument unique de limiter les menaces induites par les produits chimiques toxiques et d'offrir un futur plus sain aux hommes et aux espèces sauvages, rappelle l'ONG. Mais cette législation devrait également profiter à l'industrie chimique, en lui ouvrant de nouveaux marchés pour des produits plus propres et en améliorant son image ". Le WWF annonce que 31 kg de biphényls polychlorés (PCBs) se sont accumulés dans le poisson capturé en mer Baltique chaque année entre la fin des années 1980 et le début des années 1990. " La contamination des espèces marines par les produits chimiques est généralisée en mer Baltique ", a déclaré le Dr. Reineke, un des responsables de la Campagne DetoX du WWF.Certaines espèces de poissons dépassent les teneurs en dioxines autorisées par l'UE et le rapport révèle également que plusieurs espèces de poissons, comme le saumon de l'Atlantique, la truite de mer, le cabillaud et le turbot, ont des difficultés à se reproduire. D'autres produits chimiques toxiques, comme les composés à base de chlore, ont été détectés récemment dans l'organisme de plusieurs espèces de poissons et d'oiseaux.
stocks marins sont pleinement exploités, ce qui signifie que les prises ont atteint leur rendement maximal. " L'intensification de la pêche de ces stocks ne donnerait pas lieu à des récoltes durables supplémentaires et nuirait à la reproduction qui tomberait à des niveaux dangereusement bas ", prévient l'organisation des Nations -Unies. Aujourd'hui, tous les types d'espèces sont touchés par la surexploitation : la morue, le merlu (colin), l'églefin, mais également l'espadon, la crevette ou encore le thon rouge. L'IUCN (Union internationale de conservation de la nature) estime que plus de 3000 espèces vivant en eau douce sont menacées d'extinction, parmi lesquelles on compte plus de 1000 espèces de poissons. En mer du Nord, certaines espèces (raies, harengs, maquereaux, marsouins, dauphins, phoques, pourpres, huîtres plates...) disparaissent ou se raréfient, avec des conséquences irréversibles pour certaines d'entre elles. La FAO, réunie pour la 26ème session du Comité des pêches, rappelle que les prises ont plus que doublé au cours des quatre dernières décennies et que ces prises plafonnent à environ 70 millions de tonnes par an depuis la fin des années 80. Les régions les plus appauvries sont notamment l'Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et la mer Noire, suivies de l'Atlantique du Nord-Ouest, de l'Atlantique du Sud-Est, du Pacifique du Sud-Est et de l'Océan austral. " Les stocks de poisson ne peuvent plus soutenir l'exploitation rapide et souvent incontrôlée dont elles faisaient l'objet, observe le rapport. Les disparitions d'espèces ont un caractère irréversible et sont donc susceptibles de priver les générations actuelles et futures de ressources importantes ". Outre l'appauvrissement de ressources naturelles nécessaires au développement humain, c'est bien évidemment la question de la biodiversité qui est ici posée, les disparitions d'espèces étant susceptibles de diminuer les possibilités d'adaptation des écosystèmes. UrgenceBien que cet état de fait soit connu depuis plusieurs années, la production halieutique mondiale a connu un nouveau record en 2002, avec 133 millions de tonnes pêchées à travers le monde. Cette progression spectaculaire suit une demande en constante augmentation, notamment dans les pays industrialisés. Actuellement de 100 millions de tonnes environ, la demande pourrait atteindre 179 millions en 2015, selon les prévisions de la FAO. " L'essentiel de cette nouvelle demande devra être satisfait par l'aquaculture, qui pourrait assurer 39% de la production halieutique totale en 2015, note l'organisation. Mais l'essor de l'aquaculture ne minimisera pas l'importance des améliorations des pratiques actuelles et de l'aménagement des pêches ". Aujourd'hui, le commerce international de poisson et de produits de la pêche s'élève à 58,2 milliards de dollars, soit une progression de 45% par rapport à 1992. Pour les pays en développement, ce commerce représente 17 milliards de dollars de devises, soit plus que l'ensemble de leurs exportations de thé, de riz et de café, et emploie 200 millions de personnes à travers le monde. L'épuisement des stocks, avec des conséquences directes sur leurs revenus et leur sécurité alimentaire, constitue un réel danger pour leur développement. " Il est urgent de rétablir les stocks appauvris et d'éviter l'épuisement des stocks encore sains en diminuant significativement ou en suspendant temporairement la pêche dans les pêcheries surexploitées ",rappelle la FAO. Sera-t-elle entendue par les délégations gouvernementales ? La question reste posée, car malgré l'adoption par 188 états en 1995 d'un " Code de conduite pour une pêche responsable ", (fondé sur des pratiques volontaires), peu de progrès ont été réalisés en matière d'aménagement des pêches...
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