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![]() Planète \Environnement \Ressources naturellesLa dette écologique de l'humanité s'accroîtLe rapport Planète vivante 2006 du WWF fait l'état des lieux des pressions exercées sur les ressources naturelles et prévoit qu'en 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire si les individus conservent le même rythme de développement.
Entre 1970 et 2003, la planète a perdu 30 % de sa productivité écologique globale, affirme le WWF dans le rapport " Planète vivante 2006 ", une étude que l'ONG a mis en œuvre depuis 1998 pour évaluer l'empreinte écologique de l'humanité sur la Terre. L'étude s'appuie sur deux indices : l'empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur les écosystèmes et l'Indice Planète Vivante, qui mesure l'état de la biodiversité dans le monde et montre la pression menaçant de nombreuses ressources naturelles. L'ONG constate un rythme d'atrophie de la biocapacité terrestre inégalé dans l'histoire humaine, conduisant à une dette écologique de plus en plus élevée. "L'empreinte écologique a dépassé la biocapacité de la Terre en 2003 de 25 % , souligne le rapport. La capacité de régénération de la Terre ne peut plus désormais suffire à la demande des humains, qui transforment en déchets les ressources trop rapidement pour que la nature puisse les régénérer. L'humanité ne vit plus des intérêts produits par la nature mais entame son capital. Cette pression croissante sur les écosystèmes engendre la destruction d'habitats productifs, la détérioration ou la perte permanente de leur productivité, menaçant à la fois la biodiversité et le bien-être des humains." Les projections faites sur le modèle de " business as usual " estiment qu'en 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles. Pour sortir de la crise écologique, le rapport établit trois scénarios pour l'avenir, celui du " business as usual ", celui de la modification progressive, qui permettrait de stopper la surexploitation d'ici la fin du siècle (à condition de diminuer de 50% nos émissions de CO2 en 2050) et celui de la " réduction drastique ", qui contribuerait à la restauration des espèces en réduisant de 40% l'empreinte écologique de l'humanité en 2100. C'est évidemment le plus efficace, mais c'est aussi le moins probable, tant il exige un " engagement radical " des individus.
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