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« 1,1 milliard d’humains n’ont ni accès, ni les moyens de se fournir en eau potable, 2,4 milliards d’humains n’ont pas accès à un assainissement élémentaire…Nous ne devons pas perdre de vue les visages qui se cachent derrière ces chiffres sans cesse croissants.» souligne Mikhaïl Gorbatchev, président du Conseil d’administration de la Croix Verte Internationale. L’ONG vient de lancer, pour tenter de réduire ces statistiques, un appel à la signature d’une convention cadre sur le Droit à l’eau. L’idée est de mettre en place un instrument juridique auquel adhèreront les gouvernements, destiné à faire respecter le droit à l’eau et à l’assainissement. Pour faire pression sur les instances internationales, Croix Verte Internationale a lancé une pétition, accessible sur le site Internet http://www.watertreaty.org. Son slogan : l’accès à l’eau n’est pas un privilège c’est un droit. L’organisation espère rassembler des millions de signatures. De leur côté les Nations Unies ont lancé, hier, la décennie internationale de l’eau, intitulée «L’eau, source de vie». Cette initiative, programmée sur 2005-2015, vise à « encourager les efforts de la communauté internationale pour respecter, d’ici à 2015, ses engagements liés à l’eau en mettant l’accent sur la participation des femmes qui doivent être libérées de ces corvées quotidiennes.» Le mois prochain a lieu, à New York, la 13 eme session de la commission du développement durable des Nations Unis au cours de laquelle ministres et délégués gouvernementaux devraient prendre des mesures concrètes. Le rapport, publié par l’organisation en 2003, intitulé « L’eau pour les hommes, l’eau pour la vie » montre, sans ambiguïté, que la cause principale de la crise mondiale de l’eau est l’inaction politique des gouvernements dont l’ampleur n’est pas forcément mesurée par les opinions .
En France, une douzaine d'ONG dont les Amis de la Terre, l'association 4D et Coordination Sud a, elle aussi, lancé un appel à la mobilisation pour que les objectifs définis au sommet de Johannesburg sur l'accès à l'eau et à l'assainissement soient atteints. Elles rappellent dans leur texte commun qu'en plus des objectifs du millénaire doivent être mis en place, avant 2007 dans chaque Etat, des plans d'utilisation efficiente de l'eau affichés dans un plan de gestion intégrée, et espèrent rassembler suffisament de signatures pour faire remonter leurs propositions à la commission développement durable des Nations Unis d'avril prochain. Ces initiatives soulignent la nécessité d’une mobilisation générale et internationale. Pour mieux comprendre les enjeux du débat sur l’eau, Novethic vous propose, dans ce dossier, de faire le point sur les difficultés des partenariats publics-privés qui ont longtemps été mis en avant comme principal remède aux problèmes d’accès à l’eau, et de découvrir deux situations concretes en Amérique du Sud. En Bolivie, le gouvernement a, sous la pression de la rue, mit fin prématurément à la concession de gestion de l’eau du groupe Suez. Au Nicaragua, une ONG a développé une solution pour amener l’eau potable dans des villages dont bénéficient 10 000 paysans.
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