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Cette étude sur la raréfaction des ressources en eau est le produit d'une collaboration entre le WRI, l'IUCN, l'institut international de la gestion de l'eau (IWMI) et l'université de Kassel. Selon celle-ci, la détermination de politiques d'allocations équilibrées de l'eau, entre les besoins industriels, agricoles, écologiques et domestique, est impérativement nécessaire au maintien et au développement des conditions de vies dans de nombreuses régions de la planète. Aucun continent n'est, en effet, épargné par la surexploitation des bassins fluviaux. Bien que l'Asie, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient soient les plus touchés, le Nord du Mexique, le sud-ouest des Etats-Unis et certains pays européens devraient également connaître d'importantes détériorations de leurs écosystèmes fluviaux.
L'IUCN estime que plus de 3000 espèces vivant en eau douce sont menacées d'extinction parmi lesquels on compte plus de 1000 espèces de poissons.
Exemple de surexploitation
L'exploitation de l'eau du Huang He (Chine) est actuellement supérieure aux besoins des 100 millions de personnes vivant dans ce bassin fluvial. Cette surexploitation se traduit par une augmentation des jours de bas débits, qui sont passés de 40 jours/an au début des années 1990 à plus de 200 jours en 1997. Les principaux impacts de cette situation sont une raréfaction de l'eau à usage agricole et une diminution de la population des différentes espèces de poissons d'eau douce.
D'une façon globale, cet organisme estime que l'existence de 20% des espèces de poissons est actuelle mise en danger. Cette probable perte en biodiversité pourrait avoir un impact direct sur la vie quotidienne des populations vivant dans ces bassins. "Les espèces vivant en eaux vives et leurs habitats sont fortement menacés, plus encore que d'autres écosystèmes. Sans une politique de soutien durable des écosystèmes d'eaux douces, nous perdrons un grand nombre de biens et services qui nous semblent acquis, comme l'eau potable, la pêche ou le contrôle des inondations," s'alarme Carmen Revenga du WRI. "Les pauvres, qui dépendent plus sur ces biens et services pour leur survie, souffriront le plus des conséquences de cette absence de gestion de l'eau."
L'étude note, en outre, que l'impact de ces modifications de niveaux hydrologiques aura un effet variable, qui est fonction de la nature de la modification des flots saisonniers du bassin fluvial. On estime, en effet, que les espèces vivant dans les bassins aux variations hydrologiques extrêmes sont plus à même de survivre car elles se sont adaptées à de longues périodes de flux limités. La politique de gestion de l'allocation de l'eau doit, donc, tenir compte des spécificités de chaque bassin fluvial afin d'optimiser l'eau prélevée en fonction de la saison et des caractéristiques des espèces y vivant.
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