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La naissance du label " bio " pour les produits cosmétiques devrait être annoncée dans les semaines qui viennent au Journal Officiel. Baptisé " Cosmebio " et déposé fin janvier au ministère de l'industrie, le nouveau logo apparaît déjà sur certains produits contrôlés -et bientôt certifiés- par Ecocert, l'organisme qui réalise plus de 90 % des contrôles pour le label alimentaire AB (agriculture biologique). Crèmes anti-rides, laits démaquillants, masque, shampooing, dentifrice, etc. Au total, près de 300 références devraient apparaître dans les prochains mois affublées du nouveau label sur les rayons des pharmacies et des magasins spécialisés. L'idée de " Cosmebio " est venue en 2000 à une association d'une dizaine de laboratoires spécialisés dans les produits d'origine naturelle. A l'époque, la crise de la vache folle conduit les consommateurs à être de plus en plus méfiants vis-à-vis des ingrédients d'origine animale. " On a senti qu'il y avait une carte à jouer dans le bio ", se souvient Samuel Gaborit, gérant du laboratoire Alvend et membre fondateur de l'association Cosmebio. Située dans le Maine-et-Loire, son entreprise a d'ailleurs tous les attraits de l'" usine écologique " : structure en bois, isolation en chanvre, peintures écologiques, etc. Pour établir les règles d'attribution du label, les laboratoires ont fait appel à Ecocert. Des conditions strictes " Il existe déjà beaucoup de produits qui se disent naturels alors qu'ils ne contiennent qu'1 % de plantes, remarque Valérie Lemaire, responsable des cosmétiques chez Ecocert, c'est pour cela que nous avons voulu définir des règles restrictives. " Le cahier des charges est en effet très précis : 95 % des ingrédients du produit doivent être d'origine naturelle et parmi ceux-ci entre 5 et 10 % issus de l'agriculture biologique. Les parfums de synthèse, le silicone et la plupart des conservateurs sont totalement bannis des formules. Les procédés de fabrication doivent en outre être les moins polluants possible et les emballages en matériaux recyclables. Enfin, l'entreprise doit se doter d'une politique de gestion de ses déchets respectueuse de l'environnement. Aujourd'hui, le pari de " Cosmebio " semble en bonne voie d'être gagné, car si les cosmétiques " bio " ne représentent encore qu'à peine 1 % du marché, les fabricants se bousculent pour obtenir la certification. De grandes marques de luxe et grand public s'y intéressent d'ailleurs de près. Contacté par Novethic, L'Oréal n'a cependant pas souhaité commenter la sortie du label. Une chose est sûre, pour la plupart des fabricants, la labellisation exige une transformation complète des procédés de fabrication et donc bien souvent le lancement d'une nouvelle gamme de produits.
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