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La plaisance est devenue, depuis plusieurs années, un symbole de concertation entre parties prenantes. Elus locaux, industriels, associations environnementales, utilisateurs, fournisseurs d'énergies, ... sont ainsi rassemblés dans différents projets ayant pour objet de promouvoir le développement écologiquement responsable de cette activité. Domaine propice à la recherche de techniques innovantes, ce secteur investit actuellement dans les projets d'énergie propre, d'éco-conception et de gestion environnementale des déchets et de destruction des bateaux en fin de vie. Parmi les entreprises partenaires du Trophée bleu, Primagaz propose par exemple des bateaux fonctionnant au GPL. " Un moteur 4 temps GPL pollue 50 fois moins que le modèle essence et 500 fois moins qu'un 2 temps essence ", précise Primagaz. Côté gestion environnementale intégrée, SAUR France développe des certifications environnementales de ses stations de traitement des eaux usées et développe les diagnostics de ses sites en partenariat avec l'Ifremer. Certaines initiatives pionnières, comme celle de l'association française des bateaux électriques, (regroupant des industriels, des universitaires et des institutionnels) font la promotion des énergies propres depuis les années 90. La gestion écologique apporte également de nouvelles opportunités économiques : très développé aux Etas-Unis et au Japon, le bois-composite -élaboré à partir de farine de bois recyclé et d'un polymère thermoplastique- est produit, depuis 2003, par une seule entreprise, Silvadec, qui a adapté cette technologie américaine au marché français.
Sur le web
L'association Eco gestes pour la Méditerranée a un site dédié : http://www.ecogestes.com . Ils y sont tous recensés. Cela va de l'incitation à bannir les huiles solaires et à ne pas faire la vaisselle à bord des bateaux en passant par les conseils sur les déchets. Les régates du développement durable ont aussi leur site : http://tropheebleu.bordabord.com
Dernier partenariat public - privé en date, l'Ademe a mis en place une convention avec la fédération des industries nautiques (650 entreprises adhérentes) pour le démantèlement des bateaux de plaisance hors d'usage. La première génération des bateaux de plaisance arrivant en fin de vie, les constructeurs se préoccupent la gestion environnementale des matériaux polluants tels que la résine, le plastique, les batteries, etc. " Ce secteur a bien compris l'enjeu qui consiste à conserver son image environnementale positive et à assumer sa responsabilité de constructeur, explique Alain Geldron, en charge du partenariat Ademe/ FIN. Les industriels se sont engagés avec l'Ademe sur une base volontaire, pour assumer le cycle de vie de leurs produits. En 2005, cette activité de gestion des bateaux hors d'usage représentera 5000 tonnes de matériaux à traiter . Des chiffres qui iront en croissant, pour atteindre 10 000 tonnes en 2010 ". A l'assemblage de matériaux polluants s'ajoutent pour certains bateaux de plus de 20 ans le traitement de l'amiante, rendant indispensable les opérations de dépollution. Jusqu'ici, ces bateaux hors d'usage étaient stockés avant d'être brûlés, voire abandonnés sur les côtes...Ce partenariat , dans sa phase opérationnelle, aboutira à la création du premier centre de démantèlement écologique des bateaux qui s'occupera de 1500 bateaux par an, ce centre pilote ayant pour vocation d'être développé dans d'autres régions. Parallèlement aux événements réunissant les professionnels, les associations s'impliquent de plus en plus dans la sensibilisation des plaisanciers et du grand public en général. Cet été, l'opération " Ecogestes pour la Méditerranée " sera animée par 16 associations qui feront la promotion auprès des usagers de la mer, des gestes écologiques au quotidien. Leurs interventions auront lieu sur les côtes de la région Provence-Alpes-Côte d 'Azur et la Corse. Des entretiens individuels seront menés avec les plaisanciers, les baigneurs, les pêcheurs amateurs, les chasseurs sous-marins et les plongeurs. " Le but de ces entretiens est d'aller au-delà d'une sensibilisation, pour proposer des changements de comportements au travers d'explications commentées, précisent les organisateurs. Au total, plus de 50 000 livrets des Écogestes seront distribués lors de cette campagne dans les points relais tels que les capitaineries, magasins d'accastillage, salons nautiques, sociétés nautiques, clubs de plongée, bateaux écoles, écoles de voiles ". La Région Provence-Alpes-Côte d'Azur soutient depuis trois ans cette campagne d'éducation à l'environnement, qui s'inscrit dans la politique régionale de la mer, axée sur la préservation de l'espace littoral et marin et le développement des activités et des emplois maritimes.
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