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Les polluants organiques persistant (POP) s'accumulent dans les tissus adipeux, se propagent dans la chaîne alimentaire et sont, de fait, particulièrement nocifs pour la santé et l'environnement. On les trouve dans les isolants, les additifs des peintures et aussi dans les fongicides et les pesticides. Très volatils, ils traversent sans difficultés les frontières et leur utilisation sur un continent peut engendrer une pollution sur un autre ! Très utilisés dans les pays en voie de développement en raison de leur faible coût, ils mettent en péril l'environnement à l'échelle planétaire. La convention de Stockholm que la France a signé et qui doit entrer en vigueur en mai vise, grâce à une meilleure identification et évaluation de la dangerosité des produits chimiques, à promouvoir des substances de substitution.
Après avoir fait l'objet de débats, critiques et batailles entre ONG et lobbies de l'industrie chimique, le programme Reach initié par l'UE a enfin vu le jour. Son objectif est de mettre en place des procédures d'évaluation et d'autorisation concernant les produits chimiques contenus dans les produits de consommation courante tels les textiles ou les cosmétiques. L'avancée majeure de ce programme est d'inverser la charge de la preuve : désormais ce sont les industriels qui devront faire la démonstration que leurs produits ne sont pas dangereux.
Enfin, concernant les pesticides, l'élaboration de la convention de Rotterdam en février, à l'initiative de la FAO et du PNUE, vise, quant à elle, à réduire les risques liés à l'utilisation des pesticides en obligeant les exportateurs à obtenir l'autorisation du pays de l'importateur avant expédition. Un moyen pour le pays destinataire d'obtenir des garanties quant à la nocivité des produits importés. En France, il aura fallu plusieurs années de combat par les écologistes et un procès pour que le Regent TS soit retiré du marché, le gaucho restant, lui, toujours en vente.
Force est de constater que les produits chimiques font l'objet de nombreuses interrogations et obligent les institutions à mettre en place les contrôles nécessaires. Leurs impacts environnementaux et sanitaires ne sont plus à démontrer. Aujourd'hui des scientifiques attribuent même certains cancers aux dégâts environnementaux causés par les polluants chimiques. Si les différentes conventions et textes internationaux semblent aller dans le bon sens on peut regretter qu'ils y aillent en ordre dispersé et que les pesticides ne soient pas encore plus réglementés.
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