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Inauguré le 30 juin dernier, le premier espace de livraison urbaine parisien est le fruit d'un partenariat entre La Poste, la Mairie de Paris et l'Ademe.
Santé et pollution des villes
Menée dans neuf grandes villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Rouen, Strasbourg, Toulouse et Paris) totalisant 11 millions d'habitants, une étude publiée par l'institut national de veille sanitaire (INVS) observe que "pour l'ensemble des neuf villes, le nombre annuel de décès anticipés attribuables à des niveaux de pollution atmosphérique supérieurs à 10 µg/m3 est de 2 786 pour la mortalité totale, 1097 pour la mortalité cardiovasculaire et 316 pour la mortalité respiratoire". Par ailleurs, 1834 décès auraient pu être évités si les niveaux moyens de pollution avaient été réduits de moitié. Concernant les hospitalisations, les chercheurs se sont limités aux admissions pour causes respiratoires chez les moins de 15 ans. Le nombre total d'admissions qui auraient pu être évitées si les indicateurs de pollution étaient ramenés à 10 µg/m3, est estimé à 748 pour l'ensemble des huit villes (Bordeaux ne disposant pas de données sur le sujet). Le nombre d'admissions hospitalières qui auraient pu être évitées si les niveaux moyens de pollution étaient réduits de moitié est estimé à 531 et à 106 pour une réduction de 10 %.
Le groupe Vinci y participe également, puisque c'est lui qui héberge ce centre de 800 m2 dans le parking situé sous la place de la Concorde. 20 véhicules propres (véhicules électriques et " Chrono City ", containers électriques) distribueront 400 000 colis dans le 1er et le 8ème arrondissements de Paris. Opérationnel depuis le 1er juillet 2005, ce nouveau centre sera le point de départ quotidien de 16 tournées de collecte et de livraison. Testés à Toulouse puis à Strasbourg, ces centres existent également à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Montpellier, Avignon, Nice, et Madrid. Le procédé est en effet adapté au milieu urbain, puisque les nuisances habituelles en matières de transport sont considérablement réduites, tant au plan de la pollution de l'air, des nuisances sonores ou de l'encombrement des centres-villes. Cette démarche environnementale sera suivie, en 2006, par une initiative Chronopost-Port autonome de Paris, qui permettra d'acheminer 20 000 colis par jour en utilisant la voie d'eau. Ce projet intitulé " Paris Seine Express " fait le pari d'un paradoxe, en acheminant des colis express par la voie fluviale, mais " les solutions techniques ont été trouvées, assure Pascal Bailly, président de La Poste. Avec 60 000 véhicules, La Poste a une grande responsabilité environnementale. Notre objectif est de réduitre de 7% d'ici 2007 nos émissions de CO2. Plusieurs moyens le permettent, comme les véhicules éléctriques, la conduite souple et l'optimisation des trajets ". Une optimisation qui a permis à La Poste de gagner 1 million de kilomètres dans Paris intra-muros. Autre facteur important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, La Poste forme les conducteurs à la conduite souple, moins polluante notamment en milieu urbain. Le groupe insiste également sur le volet social du nouveau centre de livraison, qui emploie 25 salariés dans des conditions beaucoup moins stressantes. " Le personnel prend son service plus tard que dans les circuits de distribution traditionnels et peut donc se rendre au centre avec les transports en communs, ce qui n'est pas le cas lorsque les postiers font des horaires décalés, souligne Pascal Bailly. Il n'a plus à connaître le stress de la conduite, la pression du temps et les double-files...". Enfin, sur un plan économique, le projet est nettement rentable, puisque les investissements et le surcoût éléctrique sont compensés par des gains en énergie et en temps. Reste désormais à envisager la généralisation de ces plateformes, notamment dans la capitale, ce qui devraiot probablement prendre un certain temps.
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