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![]() Planète \Environnement \PollutionL'Amérique se prépare à réduire de 30% la pollution de ses voituresL'agence américaine de protection de l'environnement devrait d'ici peu émettre une nouvelle réglementation sur la pollution de ses voitures... L'industrie automobile, qui ne doit son sauvetage qu'aux milliards de dollars octroyés par la Maison Blanche, n'a pas pu s'y opposer. Le Congrès pourrait en revanche lui mettre des bâtons dans les roues.
L'EPA (Environmental Protection Agency), agence américaine de protection de l'environnement, devrait en mars ou au plus tard début avril, introduire une nouvelle réglementation pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des voitures. Cette règlementation concoctée avec l'aide du ministère des transports instaure un objectif de réduction de 30% de la pollution en 2016, en prenant comme année de départ 2002. Mais depuis cette initiative californienne, le rapport de force a changé. L'industrie auto a frôlé la catastrophe financière. Elle n'a dû son sauvetage qu'aux milliards de dollars que lui a accordés la Maison Blanche et ne pouvait donc dire « non » au président Obama. Charles Territo s'est seulement battu pour que toutes les entreprises soient traitées de la même manière. « Que ce soit Ford, Toyota, Saab ou Hammer...le même modèle s'applique à toutes les marques, dit-il. La réglementation se concentre sur l'empreinte écologique de chaque voiture. » Il a aussi demandé et obtenu un même étalon de mesure pour les 50 États du pays. « Si l'on avait laissé la Californie et 14 autres États adopter ses propres règles du jeu, on aurait créé une catastrophe réglementaire », dit il. Un mouvement anti-EPA ? Autre grain de sable : le projet de loi défendu par Lisa Murkowski, élue républicaine de l'Alaska. La sénatrice s'oppose aux velléités réformatrices de Lisa Jackson, administratrice de l'EPA, qui veut également réglementer les émissions des centrales électriques, des aciéries, des usines chimiques...Lisa Murkowski essaie donc de retirer à l'EPA son pouvoir décisionnaire sur l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre. Or, si la sénatrice ne s'intéresse pas en l'occurrence à la réglementation sur les voitures, celle-ci pourrait être une victime indirecte de la révision du champ d'action de l'EPA. Les craintes causées par le « militantisme » des fonctionnaires de l'EPA sont partagées par un nombre croissant d'élus démocrates. Huit sénateurs démocrates représentants des États industrialisés, ou des villes minières, sont montés au créneau, parmi lesquels Max Baucus du Montana ou encore Carl Levin du Michigan. Les 8 dénoncent publiquement « une réglementation imprudente qui pourrait réduire à néant les projets d'investissements nécessaires pour créer des emplois ».
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