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L'administration Bush semble décidément ne pas rater une occasion de faciliter la vie aux industriels américains, quitte à revenir en arrière sur certaines avancées écologiques. Le 27 août 2003, le président des Etats-Unis a ainsi demandé à l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement (EPA) d'assouplir la loi sur la pollution de l'air (Clean Air Act) en permettant à environ 17 000 centrales électriques, raffineries et usines fonctionnant au charbon de se moderniser sans être obligées de s'équiper de nouveaux systèmes de contrôle de la pollution. Cette décision, qui est intervenue deux semaines après la gigantesque panne d'électricité qui a touché 50 millions d'Américains et de Canadiens, est censée permettre aux compagnies privées américaines d'électricité d'effectuer à moindre frais les modernisations nécessaires au bon fonctionnement de leur réseau dont la vétusté a été mise en avant parmi les causes de la panne. Ce serait donc pour améliorer l'alimentation en énergie des Etats-Unis que l'administration Bush aurait pris cette mesure.
Les associations écologistes ne l'entendent pas ainsi et dénoncent cette décision. C'est le cas notamment de l'association américaine Sierra Club qui, dans un communiqué publié le jour même de l'annonce de la mesure, a déclaré : "Les pollueurs vont pouvoir changer des pans entiers de leurs industries sans installer la technologie facilement disponible pour limiter la pollution atmosphérique." Côté français, l'association française Réseau Action Climat souligne surtout la continuité dans les décisions du gouvernement Bush concernant la loi sur la pollution de l'air. "Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, George W. Bush n'a fait qu'instaurer de plus en plus de laxisme dans l'application de cette loi", remarque Raphaëlle Gauthier, spécialiste des questions internationales pour l'association. Il est vrai que le président républicain avait déjà assoupli les normes d'émissions polluantes des entreprises industrielles et des centrales électriques en novembre 2002. Rappelons en outre que les exploitants de centrales électriques ont financé une part non négligeable de la campagne du président George W. Bush en 2000.
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