![]() Planète \Environnement \OGMOGM : le MON810 objet d'une nouvelle polémiqueAlors que le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), instance créée par la loi sur les OGM, avait estimé fin 2009 que « les inconvénients d'une mise en culture du MON 810 l'emportent sur les avantages », il semble revenir aujourd'hui sur ses analyses. Il a en effet émis de vives réserves sur une étude menée par le CRIIGEN, qui démontre la toxicité des variétés de maïs Mon810 et Mon863.
La polémique sur le MON810, OGM qui fait actuellement l’objet d’un moratoire sur le sol français, vient de connaître un nouvel épisode. Le 11 décembre dernier, une étude menée par des chercheurs du Criigen et des universités de Caen et de Rouen, dont le professeur Gilles-Eric Séralini, démontrait la toxicité de trois maïs génétiquement modifiés de la firme américaine Monsanto- les MON810, MON863 et NK603. Publiée dans l'International Journal of Biological Sciences, l’étude démontre que ces variétés d’OGM auraient un impact nocif sur les reins, le foie et le cœur des mammifères. "Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés" a souligné Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen. En effet, les résultats de cette recherche montreraient qu'à "chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes". D'autres effets se faisant ressentir sur le coeur, les surrénales, la rate et les globules sanguins auraient également été constatés par les chercheurs. Bilan : les auteurs de l’étude demandent une "interdiction ferme" de l'importation et de la culture de ces variétés de maïs.Ces résultats sont aussitôt dénoncés par l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), qui promeut les OGM –elle souhaitait d’ailleurs que les OGM soient « placés au coeur des priorités du grand emprunt national »-. L’AFBV estime donc que cette étude n'apporte "aucune nouvelle preuve" de la toxicité du maïs de Monsanto et ne serait qu'une "nouvelle analyse statistique et une nouvelle interprétation de données déjà existantes, en quelque sorte recyclées, et bien connues depuis longtemps". Droit de réponse du HCB
Le 12 janvier, le Haut Conseil des biotechnologies a adressé à Novethic un droit de réponse (cliquez ici pour y accéder), dans lequel il conteste les propos de Mme Lepage rapportés dans l'article. Le HCB estime en effet que ces propos mettent "directement en cause la probité de [son] comité et la qualité de ses travaux". Concernant la mise en cause de l'objectivité des membres du conseil scientifique du HCB, le droit de réponse indique notamment que "pour tous les dossiers, en tant que De son côté, le député UMP de la Moselle François Grosdidier décide le 15 décembre de saisir le Haut Conseil des Biotechnologies, estimant que les résultats de l'étude "confirment le bienfondé du moratoire" décidé en France sur le maïs Mon810. Et ajoute qu'il est "urgent d'exiger l'extension du principe de précaution à toutes ces variétés de maïs autorisées pour la consommation animale et humaine dans l'Union européenne". Or, le HCB a rendu mercredi 6 janvier un avis dans lequel il estime que l’étude du Criigen « ne permet pas d'imputer aux 3 OGM une quelconque toxicité ». Avec des arguments proches de ceux de l’AFBV, il explique que l’étude "n'apporte aucun élément scientifique recevable susceptible d'imputer aux trois OGM ré-analysés une quelconque toxicité hématologique, hépatique ou rénale", précise-t-il dans son communiqué. "Plus d'inconvénients que d'avantages " Recours contre la composition du HCB
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