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Ces chiffres s'expliquent par l'utilisation d'une définition large du secteur de l'environnement, basée sur des critères internationaux. Sont intégrés les parcs à éoliennes, les salariés des usines de recyclages, les agriculteurs bios tout comme les cadres employés dans la gestion de l'environnement (« Umweltmanagement ») ou encore les salariés du secteur des transports publics. Il n'empêche, précise Andreas Troge, président de l'Office, les chiffres ont été calculé de manière « traditionnelle » et ne reflètent que partiellement l'effet positif que le secteur de la protection de l'environnement peut avoir sur le marché de l'emploi. De l'eau au moulin des partisans des mesures écologiques « La protection de l'environnement est devenu un acteur significatif que l'on ne peut plus ignorer sur le marché de l'emploi en Allemagne, » note, un brin incisif, Andreas Troge. En cela, il répond à ceux qui estiment que la protection de l'environnement est destructrice d'emploi. De fait, le secteur environnemental a recruté, par rapport à la dernière étude publiée en 1998, 46 700 personnes de plus. Pour Andreas Troge, la polémique se nourrit d'un quiproquo médiatique : « Les entreprises qui sont affectées de manière négative par des mesures liées à la protection de l'environnement, bénéficient d'une attention plus grande de l'opinion publique. Les autres, celles qui en profitent, se taisent et savourent. » La débat environnemental en Allemagne ne porte pas tant sur le fait de fermer ou non une entreprise jugée polluante. Il concerne bien plus la mise en place par les entreprises de mesures visant à diminuer au maximum les effets nocifs de leur production pour les salariés et pour l'environnement. Il s'agit, par exemple, de la gestion des déchets et des eaux usées, ou encore du traitement de l'air ou des nuisances sonores. Nombre de ténors de l'industrie allemande considèrent ces mesures comme un surplus de directives contribuant à un trop plein de régulations et nuisant, à terme, à la bonne compétitivité de l'économie allemande. Or les derniers chiffres de l'Office apporte de l'eau au moulin des partisans de l'adoption de mesures écologiques. « L'écologie, quand elle est mise en place d'une manière intelligente et innovatrice, n'est en aucun cas l'ennemi naturel de l'économie. Au contraire, la protection de l'environnement peut être génératrice d'emplois.» commente ainsi le quotidien Frankfurter Rundschau. Les énergies renouvelables, génératrices d'emplois Le secteur des énergies renouvelables est, sans conteste, celui qui a généré le plus d'emplois en Allemagne : augmentation de plus de 80 % en quatre ans soit près de 200 000 emplois, l'énergie éolienne figurant en tête du peloton. Les énergies renouvelables ont le soutien de l'actuel ministre de l'environnement, qui en a fait la clef de voûte de sa politique énergétique et un dispositif législatif a été mis en place pour faciliter leur promotion.
Les exportations de produits et services liés à l'environnement ont également été bénéfiques pour l'emploi. Avec une part de marché mondiale de 16%, l'Allemagne est le deuxième exportateur derrière les Etats-Unis (23%). Les experts de l'office fédéral estiment, de plus, que l'élargissement à l'est de l'Europe offre de bonnes perspectives pour les entreprises allemandes spécialisées dans la protection de l'environnement, les nouveaux arrivants devant mettre en place les directives européennes environnementales. « Après la réunification, l'élargissement à l'est de l'Europe constituera le programme le plus ambitieux pour la protection de l'environnement» pronostique Andreas Trogue.
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