Grenelle de l'environnement : les organisations syndicales apportent leur expérience de la négociation
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Publié le 05-09-2007
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« Il ne s'agit pas de tout vouloir, tout de suite ». Les représentants des organisations syndicales présents dans les 6 groupes de travail apportent, à leurs homologues des ONG, une expérience de la négociation avec les employeurs.
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« Nous pouvons contribuer à favoriser la négociation entre les ONG et le patronat. Nous mettons notre expérience du dialogue social au service du développement durable. Les ONG sont déjà bien conscientes qu’elles ne pourront tout gagner, tout de suite », avance Dominique Olivier, le coordinateur de tous les représentants de la CFDT dans les 6 groupes de travail du Grenelle de l’environnement. Depuis juillet, chaque groupe s’est réuni 2 fois. 2 réunions vont se tenir en septembre pour déboucher sur une série de propositions. Et Dominique Olivier de préciser : « la négociation est nécessaire pour rechercher des compromis sur des engagements forts. Nous sommes favorables à des choix lourds de conséquences. Le Grenelle de l’environnement ne doit pas se traduire par une longue juxtaposition de propositions. Nous ne voulons pas de saupoudrage. » Une position que les syndicats partagent avec les ONG, certaines d’entre elles ayant même annoncé qu’elles se retireraient du Grenelle si les mesures prises s’avéraient superficielles. De leur côté, les organisations syndicales n’apportent pas seulement leur expérience de la négociation. Sur le fond, les représentants des syndicats apportent aussi et surtout une approche des enjeux sociaux que recouvrent les mesures environnementales. Début septembre, le développement durable était d’ailleurs le thème de l’université d’été de la CFDT. 14 ateliers figuraient au programme. « Nous demandons à ce que les salariés puissent avoir un droit de retrait environnemental. Il permettrait aux salariés de ne pas effectuer telle ou telle action sur l’outil de production en cas de risque environnemental. Les enjeux dans ce domaine sont considérables pour les salariés », explique Pierrette Crosemarie, en charge de l’espace syndicalisme et société de la CGT. Si les syndicats se positionnent sur ce terrain très sociétal, il en est de même pour les ONG qui, à l’inverse, appréhendent désormais les dimensions emploi et formation des salariés. « La transformation des modes de production n’est pas à l’ordre du jour. Les vraies questions risquent de ne pas être abordées. Il faut nous donner les moyens d’être une force de proposition », prédit Pierrette Crosemarie qui considère que les projets étaient pour certains déjà très avancés avant même le début des réunions. L’écho est le même du côté de l’UNSA qui n’a pas été convié aux travaux préparatoires de ce Grenelle de l’environnement, car considéré comme non représentatif. « Ce sont des grandes mesures médiatiques qui vont être annoncées. Il y a un manque de méthode et de cohérence. Le Ministère de l’agriculture lance ainsi en octobre les assises nationales de l’agriculture où il sera bien entendu question de développement durable. Chacun travaille un peu de son côté », souligne Philippe Costa, secrétaire général de l’UNSA au ministère de l’agriculture. Quoi qu’il en soit, début octobre, le site internet du Grenelle de l’environnement affichera les plans d’actions et les différents acteurs pourront alors confronter leurs opinions.
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Rodolphe Hederlé
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