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![]() Planète \Environnement \Grenelle de l'environnementGrenelle : l'amendement Ollier crée la polémiqueLa bataille parlementaire autour du Grenelle de l'environnement fait rage sur le seuil de performance énergétique des bâtiments neufs. Fixé à 50 kw/h/m2 par le projet de loi, un amendement propose de le relever jusqu'à 120 kwH/m2, à condition d'équiper les logements de convecteurs électriques. Selon ses détracteurs, il compromet l'ambition globale affichée de réduction de la consommation d'énergie.
Les sources d’énergies sont l’enjeu de batailles politiques. La fixation du seuil légal de performance énergétique que doit atteindre un bâtiment neuf est devenu un symbole pour les partisans du Grenelle. Pour eux, le chiffre finalement fixé par la loi, témoignera de la volonté de la France de tenir ou non les ambitions affichées il y a un an par le gouvernement. L’Alliance pour la planète qui rassemble les ONG, a lancé hier un appel solennel aux députés « pour qu’ils respectent le consensus des tables-rondes et offre aux générations futures un avenir durable ». Elle soulignait dans le même temps les inquiétudes générées par les travaux en commission sur le projet de loi. Ce qui est devenue la polémique sur « l’amendement Ollier ». En proposant d’élever le seuil de performance énergétique des bâtiments neufs à condition que les logements soient équipés de convecteurs électriques, Patrick Ollier, député UMP- Président de la Commission des affaires économiques, est devenu, à leurs yeux, le porte-voix des défenseurs de l’énergie nucléaire qui mettent en avant sa faible émission de carbone. Remise en cause des objectifs Ceci dit, ce n’est pas du logement neuf que dépend la possibilité de réduire par 4, d’ici 2050, les émissions de CO2 en France. L’ADEME rappelle que le bâtiment est le secteur le plus consommateur d’énergie en France et qu’il représente 43 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour elle, le chantier principal, c’est la rénovation des bâtiments existants. Sur les 31 millions de logements, les plus énergivores sont ceux construits pendant les « 30 Glorieuses », et seul 1 % du parc est constitué de bâtiments neufs. La performance énergétique moyenne des bâtiments anciens est de 240 kwH/m2, le projet de loi Grenelle ambitionne de la diviser par deux à horizon 2012. Toujours selon l’ADEME, cela pourrait multiplier par deux le chiffre d’affaires du secteur de la réhabilitation qui atteindrait entre 18 et 22 milliards par an et réduire la fracture sociale énergétique puisque les plus vulnérable à l’augmentation du coût de l’énergie sont les plus pauvres.
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