Conflits sur la question des pesticides
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Publié le 23-10-2007
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Traitée dans le groupe 4, la question des pesticides fait partie des sujets de conflits entre les ONG, la FNSEA, l'Etat et les producteurs de pesticides. S'il y a consensus sur la nécessité de les réduire, aucun objectif chiffré n'a pu se dégager. Le collège des ONG demande une réduction de leur utilisation de 50% sur 10 ans.
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Les pesticides font partie des conflits, potentiels ou avérés, au sein du Grenelle. Les ONG demandent une réduction de leur utilisation de 50% sur 10 ans (comme c’est le cas au Danemark), tandis que la FNSEA, l’Etat et l’UIPP (producteurs de pesticides) refusent tout engagement chiffré. Le document de travail préconise une « évaluation » de leur utilisation et une réduction sur un mode « volontaire », tandis que Jean-Louis Borloo a précisé qu' "il faudra sans doute continuer de discuter après le Grenelle mais, au moins, le processus sera lancé". De leur côté, les ONG renforcent leurs positions, via un sondage CSA pour l’Alliance publié le 20 octobre, selon lequel 91% des personnes interrogées estiment "prioritaire de réduire de 50% en 10 ans les pesticides". Seulement 14% estiment par ailleurs dans ce sondage qu’il est prioritaire de développer les OGM, contre 78% pour le développement de l’agriculture biologique. Le sujet a en outre connu une douloureuse actualité avec la polémique sur la pollution par les pesticides aux Antilles (voir article lié). La pollution des terres par le chlordécone, toxique et dangereux, mais très utilisé, y est particulièrement problématique car insolvable. Il n'existe pas, en effet, de technique pour dépolluer les parcelles martiniquaises et guadeloupéennes. A ce sujet, le document de travail du Grenelle préconise néanmoins un « nouveau plan d'action relatif à la pollution historique par le chlordécone aux Antilles » et un « examen de la situation des sols très contaminés par les pesticides sur tout le territoire ». En France, des lanceurs d’alerte emmenés par le Professeur Belpomme ont crée l’Appel de Paris pour dénoncer les conséquences sanitaires, et notamment cancérigènes, des pesticides. Dans un livre intitulé « Pesticides, enquête sur un scandale », le journaliste Fabrice Nicolini et François Veillerette, président du MDGRF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures), montrent comment le pouvoir des lobbies industriels et la complicité des pouvoirs publics ont organisé la riposte face aux scientifiques qui n’ont de cesse de dénoncer leur production et leur utilisation. Un statu quo qui semble perdurer au sein du Grenelle.
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V. S.
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