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Installée sur des réservoirs d'eau potable alimentant l'agglomération de Chambéry et sur un bâtiment proche, la centrale photovoltaïque de Monts est composée de 1000 m2 de panneaux solaires qui produiront environ 100 000 kWh par an. Sa production annuelle équivaut donc à la consommation électrique d'une cinquantaine de familles, hors chauffage. 20% de cette production servira à alimenter les pompes des réservoirs sur lesquels elle est installée, le reste sera revendu à EDF. D'un coût total de 530 000 euros, elle a été financée à 35% par l'Europe, 25% par la ville de Chambéry, 18% par la région Rhône-Alpes, 13% par l'ADEME et 9% par le Conseil général de Savoie. Les recettes futures de la centrale seront d’environ 12 000 €/an et serviront à financer d’autres projets d’installations d’énergies renouvelables. Résultat d'une démarche municipale engagée il y a déjà plusieurs années, cette centrale témoigne de la volonté de Chambéry de tenir les objectifs européens de développement des énergies renouvelables et de s'afficher comme la première ville solaire de France. "La volonté politique de la ville en matière de développement des énergies renouvelables vise à respecter les objectifs européens en matière d'énergie solaire à l'horizon 2010. Pour le photovoltaïque, il nous reste donc à installer 6000 m2 de panneaux et pour le solaire thermique, comme nous visons l'objectif d'un mètre carré par habitant, il nous reste encore 600 m2 à installer *," explique Henri Dupassieux, adjoint au maire de Chambéry, en charge du développement durable. Avec 1850 m2 de solaire thermique installés, Chambéry atteint donc le niveau de 32 m2 pour 1000 habitants alors que la moyenne française est de 10 m2 pour 1 000 habitants environ. Cet engagement tant au niveau du solaire thermique que photovoltaïque lui a valu de remporter le Championnat de France "Energies Renouvelables" des communes, lancé en 2004 par le Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER). Pour Henri Dupassieux, "Chacun doit prendre part au développement des énergies renouvelables et c'est ce que la Ville de Chambéry fait. L'expérience menée montre que le solaire est intéressant partout." Jouant la carte du solaire jusqu'au bout, Chambéry a également inauguré l'Institut National du Solaire (INS). Il vise trois objectifs: développer la recherche au niveau des systèmes d'énergie solaire, des unités du Commissariat à l'Energie Atomique participeront d'ailleurs à ce programme de R & D; tester des solutions techniques d'énergie solaire pour le bâtiment et accompagner les professionnels de la filière solaire à travers un pôle éducatif. Mais la municipalité n'a pas attendu la création de l'INS pour ouvrir la voie. "Nous travaillons actuellement sur la construction d'une salle de 5000 places et nous cherchons à utiliser un matériau d'étanchéité qui puisse également être photovoltaïque. Ce type de matériau est déjà utilisé par la NASA ou l'armée. Reste à le transformer pour qu'il soit utilisable dans le bâtiment" explique Henri Dupassieux. Sachant que la filière photovoltaïque croît, au niveau mondial, de 40% par an et qu'on estime à 15 millions le gisement d'emploi possible, le solaire photovoltaïque est promis à un bel avenir. Souhaitons que l'exemplarité du chef-lieu savoyard fasse des émules car, comme le rappelle, Henri Dupassieux: "si Chambéry fait figure de pionnière, la France est en retard. Pour 1 m2 de solaire photovoltaïque construit en France, l'Allemagne en construit 100 et le Japon 150." *Le solaire photovoltaïque permet de transformer la lumière du soleil en courant électrique et le solaire thermique consiste à chauffer directement de l'eau à partir des rayons solaires.
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