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" La France ne peut raisonnablement pas se passer de l'énergie nucléaire. Les énergies renouvelables sont un complément indispensable aux énergies classiques, mais ne peuvent être une alternative'' a déclaré Nicole Fontaine, ministre de l'industrie Fontaine lors de la présentation du Livre Blanc sur les énergies le 7 novembre 2003. ''L'EPR (European Pressurised Reacteur) , fruit de la coopération franco-allemande, a des avantages incontestables. Il est moderne et beaucoup plus sûr, dix fois plus que les centrales nucléaires actuelles. Il plus compétitif de 10% par rapport aux centrales nucléaires actuelles donc il va permettre de diminuer le prix de l'électricité, a-t-elle précisé. Il produit moins de déchets radioactifs que le nucléaire actuel. Je proposerai donc au Premier ministre de prendre cette décision de choisir l'EPR dans les meilleurs délais ". Selon Nicole Fontaine, l'EPR serait financé par les industriels (3 milliards d'euros) dans le cadre de partenariats européens. " De nouveaux éléments factuels vont sous peu contribuer à enrichir l'information et le débat " a-t-elle ajouté avant d'annoncer la publication prochaine des statistique sur les coûts de référence de la production électrique. Cette vision " complémentaire " des énergies renouvelables aux énergies fossiles et au nucléaire a suscité de vives réactions. Le CLER (Comité de liaison des énergies renouvelables) a réagi en dénonçant dans son rapport ( " Propositions pour une loi d'orientation sur les énergies ") " les modèles énergétiques dominants qui restent fondés sur un dogme intangible : produire plus pour consommer toujours plus ". Le comité propose au contraire de changer notre regard sur l'énergie pour devenir " plus sobres dans nos comportements, plus efficaces dans nos usages, plus renouvelables dans notre production ". " Toutes les technologies sont actuellement disponibles pour réaliser ce scénario ", explique le rapport, qui s'appuie sur les travaux de l'association " Négawatt ". Chiffres à l'appui, le CLER montre que des objectifs ambitieux dans tous les usages de l'énergie permettrait d'atteindre les 50% de la production d'énergie à l'horizon 2050 à partir d'énergies renouvelables. Plus d'électricité, plus d'emplois ? Greenpeace publie de son côté un rapport intitulé " Eole ou Pluton ? ", s'appuyant sur une démonstration simple : si les crédits investis dans la construction d'un EPR étaient affectés à un programme éolien équivalent, quelle serait la quantité d'électricité produite ? Et combien d'emplois seraient alors crées ? Greenpeace précise que ce rapport " n'a pas pour but de se substituer à une stratégie globale de l'énergie, ni de proposer le tout éolien ", mais de " montrer ce qu'il serait possible de réaliser ". Rappelant que l'éolien connaît un taux de croissance annuel supérieur à 30% depuis 10 ans, l'étude montre qu'un programme éolien de même coût qu'un réacteur EPR produirait, à son apogée, 2,3 fois plus de courant , soit près de 24 TWh par an, contre 10TWh pour le réacteur. Le scénario " Eole ou Pluton ? " montre également un avantage significatif en terme d'emplois crées. Dans le cas du nucléaire, le chantier et la phase de construction en usine créent " jusqu'à 8000 emplois éphémères ". Ephémères, car ce chantier se concentre essentiellement avant la mise en service du réacteur en 2012, les emplois de maintenance ou de pilotage du réacteur restant très limités.La courbe d'emploi de l'éolien est au contraire en augmentation constante, atteignant un pic de 14000 emplois en 2026, avec un nombre d'emplois par année 5 fois supérieur à celui du nucléaire. Les dispositifs du projet de loi sont, comme on peut s'en douter, très éloignés de ces deux scénarios. Deux objectifs chiffrés devraient être inscrits par le gourvenement : augmenter de 50 % (de 11 Mtep à 16 Mtep) d'ici 2015 la production d'énergie renouvelable thermique (solaire, bois, biomasse, géothermie), et porter à 21 % d'ici 2010 la part des énergies renouvelables dans la production électrique. Concernant l'électricité, le système actuel d'aides financières serait maintenu (obligation d'achat, appel d'offres par filières pour les projets plus importants, systèmes de certificats verts). Le Livre Blanc propose par ailleurs de porter le crédit d'impôt de 15 % à 25 % pour l'installation de capteurs solaires thermiques ou photovoltaïques, d'établir des mécanismes de défiscalisation pour les biocarburants et, pour les énergies renouvelables thermiques, d'imposer une étude de faisabilité pour toute nouvelle construction. Enfin, les entreprises du secteur de l'énergie devraient avoir l'obligation de réaliser des actions de promotion des ER à hauteur 10 % de leurs dépenses publicitaires...
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