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Les ambitions sont affichées à horizon 2020 (baisser de 20 % la consommation d’énergie primaire de la totalité du parc, alimenter 30 000 logements en énergies renouvelables) mais, dès 2010, la SNI devra avoir « traité » les 10 % du parc les plus "énergétivores". Pour en arriver la, il faudra d’abord faire un état des lieux environnemental des 258 100 logements sociaux que loue la SNI. Elle a donc choisi de mettre en place une base de données énergétique, « point zéro » de ses consommations et émissions de GES en 2008. Un nouvel outil pour les constructions/rénovations De plus, toutes les futures constructions ou rénovations (environ 10 000/an confondues) feront l’objet d’une note environnementale. La SNI a noué un partenariat avec le CSTB, pour élaborer un système de notation de l’impact environnemental, portant sur trois domaines : l’énergie, les matériaux et l’eau. L’objectif de la SNI étant d’améliorer ses performances énergétiques, réduire ses consommations d’eau et le volume des déchets générés tout en améliorant la qualité de l’air. Pour l’énergie, son outil de cotation intègre les consommations énergétiques, les émissions de gaz à effet de serre qu’elles génèrent mais aussi le poids qu’elle représente dans les charges locatives. Pour les matériaux, sont intégrés l’énergie nécessaire à leur production mais aussi leurs impacts sanitaires. Les Composés Organiques Volatils (COV) dont la toxicité est démontrée, seront éliminés le plus systématiquement possible. C’est d’ores et déjà le cas des peintures puisqu’elles sont aujourd’hui exclusivement aqueuses et la SNI veut sélectionner ses fournisseurs de bois aggloméré sur ce type de critère. Un plan stratégique énergétique
En moyenne, la SNI estime que la consommation énergétique de son parc est aujourd’hui de 200KWH/m2, soit le niveau D des étiquettes énergie pour logement. L’objectif est de les hisser aux niveaux supérieurs, B quand c’est possible (100 à 50) ou à défaut C (100 à 150). Elle considère que 10 % d’entre eux sont autour de la zone rouge particulièrement « énergivore » (450 KWH/m2 et plus) et va les traiter en priorité. Les moyens mobilisés seront de l’ordre de 500 millions d’euros sur 13 ans, dont 1801 M€ pour les constructions neuves et 160 M€ considérés comme surcoûts liés à la rénovation des logements les moins performants. Si les travaux du Grenelle de l’environnement conduisent la France à adopter une norme de 50KW/M2 maximum par habitant, soit le niveau A des étiquettes énergie, il faudra mettre les bouchées doubles. « Ce serait un scénario catastrophe » reconnaît André Ychet, président du directoire de la SNI « mais nous saurons nous adapter avec l’aide de notre actionnaire… » tempère-t-il. En attendant, sa société souhaite que 50 % des 5000 constructions neuves annuelles prévues soient conformes aux standards environnementaux français les plus exigeants (RT 2005, THPE) qui sont toutefois très en deça de ce qui existe en Suisse et en Allemagne.
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