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" Le débat officiel n'apportera vraisemblablement pas au public et aux responsables politiques nationaux et locaux d'éclairage différent que celui du nucléaire ", avaient déclaré les associations écologistes à l'issue de la préparation du débat national. Ayant claqué la porte du débat en février, sept d'entre elles (Agir pour l'environnement, Sortir du nucléaire, le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Greenpeace, les Amis de la Terre et le WWF) s'étaient alors regroupées pour organiser un " vrai débat " parallèle, sous forme de rencontres avec le public, en province et à Paris. Si le gouvernement assure pour sa part avoir respecté une certaine pluralité dans les intervenants, il a pourtant du retirer du site internet consacré au débat des textes jugées trop orientés, c'est à dire trop favorables à l'énergie nucléaire. Nicole Fontaine a par ailleurs admis dans son discours de clôture que le dialogue " passionné " permis par ce débat n'avait pas, pour autant, abouti à un consensus. Toutefois, pour la ministre de l'industrie, " le débat ne s'arrête pas aujourd'hui. Nous avons enclenché un processus qu'il faut poursuivre et amplifier, sans relâche. J'y veillerai " a t-elle assuré. Effet de serre ou nucléaire Parmi les orientations déjà annoncées, la réduction des gaz à effet de serre constitue l'objectif privilégié du gouvernement. " Nous devons diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 ( ...) Tous les moyens doivent être mobilisés : la maîtrise de la consommation, l'innovation technologique et le développement des énergies renouvelables ", a annoncé Nicole Fontaine. Des mesures spécifiques, concernant l'habitat (chauffage), les transports (véhicules moins polluants, optimisation des transports urbains) et la consommation au quotidien devraient donc figurer dans le futur projet de loi. Une hausse de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers appliquée aux carburants) est prévue pour inciter une baisse de la consommation des entreprises et des particuliers. S'agissant du développement des énergies renouvelables (ER), domaine dans lequel l'hexagone accuse un certain retard, la ministre a rappelé que la France satisferait à l'objectif européen des 21% de part des ER dans la production d'électricité nationale d'ici 2010 - le gouvernement n'ayant pas, visiblement , l'intention de dépasser le minimum réglementaire imposée par la directive européenne. " Cette politique aura un coût significatif qui devra être supporté par le consommateur en veillant toutefois à ne pas porter atteinte à la compétitivité de notre pays ni à la cohésion sociale ", a par ailleurs prévenu Nicole Fontaine. Enfin, la question du nucléaire est abordée comme seule alternative à l'effet de serre. " Il ne s'agit pas de passer sous silence les risques liés à l'utilisation du nucléaire, que ce soit les risques d'accidents ou de prolifération à des fins militaires. Ces risques doivent néanmoins être comparés à ceux que fait peser l'effet de serre sur notre planète : c'est bien entre deux inconvénients qu'il nous faudra choisir ", a conclu Nicole Fontaine. En guise de réponse, les organisations écologistes font de leur côté circuler une pétition pour s'opposer aux orientations du gouvernement. Elle sera ensuite remise aux parlementaires, avant les travaux de la rentrée 2003.
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