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![]() Planète \Environnement \EnergieChine : à la recherche du charbon « propre »Malgré les efforts déployés pour rééquilibrer son bouquet énergétique, le charbon représente encore 70% de la consommation d'énergie primaire du pays, qui cherche à développer de nouvelles techniques pour un «charbon propre».
C’est grâce au charbon qu’en Chine, la sécurité énergétique semble a priori assurée. Selon les chiffres de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le pays dispose en effet de 5500 milliards de tonnes de ressources charbonnières et des réserves avérées de 189 milliards de tonnes. En 2020, l’AIE prédit même une consommation de 3,2 milliards de tonnes. Pour satisfaire cette demande colossale, Pékin doit donc logiquement redoubler d’efforts et mise beaucoup sur cette ressource fossile. « Aux 622GW installés en 2008, il faudra ajouter au moins le double de puissance électrique d’ici 2020 », assure Olivier Leporho, directeur délégué d’EDF pour la division Chine. « Sur ce total, 50% de l’énergie fournie proviendra encore probablement du charbon. » Corollaire de sa dépendance au minerai noir, une forte pollution sévit tant sur le plan local qu’à l’échelle globale. Avec 2,2 milliards de tonnes de CO2 émises en 2007, la Chine a en effet devancé les Etats-Unis au 1er rang mondial. Malgré ces impacts, de nombreux experts estiment que le charbon est et restera longtemps un combustible sans sérieux concurrents en Chine. Une technique controversée
Les espoirs suscités par la technique CCS sont immenses : tandis que l’Europe alloue des fonds importants à la recherche, les projets des entreprises se multiplient. En Europe a été créée la plateforme ZEP (Zero Emission Fossil Fuel Power Plants), qui regroupe ONG et entreprises. ZEP encourage largement le développement de l’enfouissement du CO2 en Europe. Parmi ses membres : Air Liquide, Alstom, Total, BP, Shell et Statoil, mais également le WWF international. Pour autant, stocker le CO2 ne le détruit pas. Il faut étudier en amont l’imperméabilité des cavités et l’activité sismique, estimer les conséquences de la forte pression à laquelle est injecté le CO2, et prévoir la pérennité des installations. Reste aussi le prix élevé du procédé et la question de l’acceptation sociale de ces projets... Charbon « propre » ? Une impérieuse nécessité de faire évoluer le modèle se fait donc de plus en plus sentir. Pour l’heure, la recherche en technologies propres ne permet pas encore d’éliminer les émissions de CO2 ni de les stocker sous terre. L’objectif se borne donc à réduire l’impact environnemental de la combustion du charbon. L’Agence française de développement (AFD) distingue 3 catégories de techniques de charbon « propre » : le lavage de charbon, qui enlève les impuretés et le soufre, l’amélioration des rendements des centrales, et la capture et séquestration (CCS) de CO2. Motivée par la pollution qui la frappe, la Chine a rendu obligatoire en 2003 l’installation de systèmes de désulfuration des gaz de combustion (DGC) pour toutes les nouvelles centrales en construction, tandis que toutes les petites unités polluantes de moins de 50MW sont en cours de fermeture. Mais seuls 15% des sites étaient équipés de systèmes de désulfuration en 2007. La seconde piste privilégiée par Pékin pour réduire cet impact environnemental consiste à améliorer les rendements des nouvelles centrales. La solution passe par le développement d’unités moins consommatrices, donc moins émettrices. Le rendement des plus performantes peut atteindre 45%, contre 32% pour des unités classiques. « Aujourd’hui, l’avenir de ces technologies est en Chine », assure Brian Ricketts, de l’AIE. De fait, plus de 200 centrales de dernière génération sont en exploitation ou en cours de construction. L'argument du CCS *Le programme COACH (Cooperation Action within CCS China EU), initié en novembre 2006 et coordonné par l'IFP, vise « le développement en Chine et dans l'Union Européenne d'une technologie au charbon avancée, avec près de zéro émission grâce au captage et au stockage géologique ».
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