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Aux dernières Assises nationales des Déchets qui se sont déroulées à La Baule les 9 et 10 septembre 2003, force a été de constater que loi du 13 juillet 1992, relative à une meilleure gestion des déchets, a en partie échoué. Si l'on a appris à trier, si les industriels ont fait des efforts en matière d'éco-conception, le volume des déchets continue de croître d'1% par an et par foyer. Parmi les déchets ménagers, les emballages et les sacs plastiques sont en première ligne. Et pour cause : aujourd'hui, 15 milliards de sacs par an sont distribués gratuitement aux caisses de la grande distribution, ce qui représente 80 000 tonnes de déchets à éliminer. R. Bachelot invite les consommateurs à la vigilance Ces assises ont été l'occasion pour Roselyne Bachelot de présenter ses trois priorités dans la conduite de la politique des déchets pour les années futures : sécurité sanitaire et environnementale des installations, responsabilité des producteurs et prévention de la production de déchets. Pour ce dernier volet, elle a déclaré : "(...) je souhaite véritablement insister sur les actions à destination des particuliers, en vue de sensibiliser nos concitoyens aux gestes simples, et aux marges de manœuvre qui existent dans leur vie quotidienne" et précisé "Il s'agit de ne pas gaspiller sous prétexte que quelque chose est gratuit, par exemple les sacs de caisse dans les magasins." Une déclaration dont ont profité les supermarchés Leclerc pour jouer les bons élèves. Depuis 1996, ils proposent à leurs clients d'acheter des sacs recyclables consignés. Ainsi pouvait-on lire dans une publicité diffusée dans la presse : "Madame Bachelot, je soutiens votre action pour la mise en place d'une solution alternative aux sacs jetables. (...). Consigné-recyclable, le sac E.Leclerc, exigeons qu'il soit copié"; et d'inciter les citoyens à écrire au Ministère pour soutenir cette action. Le syndicat du film plastique, de son côté, rappelle que sur près de 120 millions de tonnes de déchets ménagers rejetés annuellement en Europe, 3 à 4% seulement sont des emballages plastiques. Au-delà des effets de communication, la question du sac plastique gratuit illustre clairement les responsabilités engagées dans la réduction à la source des déchets.. Les consommateurs peuvent agir directement sur leur propre consommation, les producteurs d'emballages améliorer la fabrication des sacs et développer l'éco-conception et les distributeurs influencer la quantité distribuée. Pour la FCD, "modifions ensemble nos comportements" La Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD), qui rassemble les plus grandes enseignes du secteur (Auchan, Carrefour, Casino, etc.), a donc réagi en donnant une conférence de presse le 13 novembre 2003 suite aux résultats d'un sondage commandé à l'IFOP. On y apprend que 50% des personnes interrogées souhaitent conserver les sacs de caisse gratuits sous leur forme actuelle mais 82% d'entre elles se disent prêtes également à utiliser des solutions payantes comme les sac réutilisables, les cagettes, etc. C'est pourquoi la FCD développe conjointement trois axes dans le cadre de son programme "Favoriser le Commerce Durable" : sensibiliser les consommateurs aux caisses en les invitant à ne prendre que les sacs dont ils ont besoin et à ne pas les jeter n'importe où, mettre en évidence les solutions alternatives et développer de nouvelles technologies comme les sacs biodégradables. Selon le comportement des consommateurs une telle initiative pourrait permettre une diminution de 15 à 25% du nombre de sacs en trois ans.
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