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![]() Planète \Environnement \ClimatRéchauffement climatique : pas de mesures concrètes du Conseil de l'ArctiqueLe Conseil de l'Arctique a réuni ses huit pays membres, en Islande, le 24 novembre, sur la question du réchauffement climatique. Si des recommandations concernant les réductions d'émissions de gaz à effet de serre ont été formulées à l'issue de cette réunion, elles ne contiennent pas de mesures contraignantes en raison du veto des Etats-Unis. Le WWF dénonce une occasion manquée.
Le 8 novembre dernier, une étude détaillée, réalisée par 250 chercheurs, concluait que l'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d'autres gaz à effet de serre devraient augmenter la température de 4 à 7 degrés d'ici à 2100, tandis que les glaces pourraient fondre totalement en période estivale, et mettre, par conséquent, l'éco-système et la biodiversité en danger. Selon l'étude, le réchauffement élèvera "le niveau des mers d'un mètre d'ici à la fin du siècle" et "mettra un terme au Gulf Stream", courant marin qui donne à l'Europe son climat tempéré. L'ACIA (Arctic Climate Impact Assessment) a en outre révélé que les changements climatiques de l'Arctique compteront parmi les plus importants, au niveau mondial. La fonte complète de la calotte glaciaire du Groenland entraînerait une élévation du niveau des océans de sept mètres après quelques centaines d'années, or 17 millions de personnes vivent à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer dans des régions comme la Floride et la Louisiane et dans des villes comme Bangkok, Calcutta, Dhaka et Manille. Absence de clauses contraignantes Si le Conseil de l'Arctique, -qui regroupe le Canada, le Danemark, les Etats-Unis, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie et la Suède- affirme avoir tenu compte de cette étude lors de sa réunion du 24 novembre, aucune clause contraignante visant à réduire les émissions de GES n'a pourtant été adoptée. Les Etats-Unis, qui, rappelons le, refusent de signer le Protocole de Kyoto et minimisent depuis plusieurs années les impacts des émissions de GES, se sont opposés à l'adoption de tout système contraignant. Peu enclins à collaborer avec les autres pays du Conseil de l'Arctique, ils ont été accusés d'avoir retardé la parution de l'étude jusqu'aux élections, et d'avoir freiné la rédaction du document politique présenté aux membres du Conseil le 24 novembre. "Les nations arctiques disposaient d'une occasion de montrer vraiment la voie (...) et de soutenir une réduction accrue des rejets de CO2", a déclaré Samantha Smith, directrice du programme arctique de WWF. "Tous les pays arctiques, sauf les Etats-Unis, ont déjà ratifié le protocole de Kyoto (...) Nous les mettons au défi d'aller plus loin afin de sauver l'Arctique", a ajouté l'ONG. La réélection de Georges Bush constitue un autre obstacle à la préservation de la région : depuis quatre ans, les tentatives de l'administration Bush d'ouvrir la zone côtière du parc naturel d'Alaska à l'exploitation pétrolière et gazière ont certes échoué au Congrès, mais elles pourraient désormais aboutir avec le renforcement du poids du parti républicain dans les deux chambres. Des conséquences sur la vie des populations
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