Si le protocole de Kyoto fixe, depuis le 16 février 2005, un cadre légal à des objectifs définis en 1997, les diverses politiques nationales mises en place ne semblent pas assez ambitieuses pour les atteindre. En principe, les pays développés devraient avoir réduit de 5,2 % le volume de leurs émissions en 2012, comparé à celui de 1990. Or le bilan carbone de l'année 2005 est plutôt inquiétant (voir article lié). Toutes les négociations portant sur le climat sont difficiles. Menacée de tourner court, la conférence de Montreal qui s'est tenue fin 2005, a permis, malgré tout, d'obtenir un engagement international sur une suite à donner au protocole de Kyoto qui porte sur la période 2008-2012. Reste un problème de taille : ni les Etats-Unis, ni l'Australie, ni la Chine, ni l'Inde, ni le Brésil ne l'ont signé. Ces pays préfèrent pour l'instant travailler sur leur propre plan (voir article lié) En France, le plan climat, lancé en juillet 2004, a un bilan mitigé. La réduction des émissions n'a été que de 0,8% en 2004 contre 1,9 % en 2003 et deux secteurs posent problème : l'habitat et les transports. Leurs émissions augmentent chaque année de 1%. Résultat, ils sont responsables de la moitié des émissions totales françaises, devant l'industrie et l'agriculture...Un nouveau train de mesures a été pris fin 2005 portant sur les voitures (étiquette énergie, carte grise) et les logements seront bientôt vendus avec un diagnostic énergie. Ces mesures, majoritairement incitatives, ont permis de développer les énergies renouvelables (voir article lié) mais les associations environnementales pensent que la France ne sera pas en mesure atteindre son objectif de - 75 % d'émissions de gaz à effet de serre en 2050.
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