Climat : changement de ligne américaine en vue
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Publié le 19-11-2008
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Barack Obama a affirmé qu'à son arrivée au pouvoir, les Etats-Unis changeraient de cap et s'engageraient à nouveau activement dans les négociations internationales sur la lutte contre le changement climatique. Il l'a fait dans un message vidéo diffusé à la conférence sur le climat, organisée en Californie par le gouverneur Schwarzenegger, les 18 et 19 novembre.
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Le climat fait partie des nombreux sujets sur lesquels le président en poste et le président élu des Etats-Unis divergent complètement. La période compliquée actuelle pendant laquelle ils ont tous les deux voix à la parole, a trouvé une nouvelle illustration. A quelques jours de la conférence internationale sur le climat de Poznan, prévue les 1er et 2 décembre, un congrès rassemblant les gouverneurs de divers Etats dans le monde sur le sujet, était organisée en Californie par son gouverneur, Arnold Schwarzenegger. Barack Obama a adressé aux participants un message vidéo qui, selon les témoins, a incité la salle à l’applaudir une longue minute par écran interposé. Il y déclarait « Peu de défis que doivent affronter l’Amérique et le monde sont aussi urgents que celui du combat contre le changement climatique… Attendre n’est plus une option, nier l’existence du phénomène ne peut plus être recevable.» Il a ajouté « Ma présidence entamera un nouveau chapitre dans le pilotage par les Etats-Unis de la lutte contre le changement climatique qui doit nous permettre de renforcer notre sécurité et créer des millions de nouveaux emplois. » La position affichée par Barack Obama est en cohérence avec son programme. Il a annoncé vouloir s’engager à réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre américaine d’ici 2050, comparativement à leur niveau des années 90. Sur les sources d’énergie, il a des ambitions similaires. Fervent partisan du développement des énergies renouvelables, il a annoncé très tôt vouloir investir 150 milliards de dollars dans ce secteur et dans l’ébauche d’un nouveau réseau électrique. Sur le modèle européen, le président élu souhaite, par exemple, fixer un objectif de 25% de production d’électricité d’origine renouvelable d’ici 2025, et améliorer l’efficacité énergétique du pays de 50%, avant 2030. En attendant, la communauté internationale doit continuer à composer avec George Bush. C’est lui qui sera président pour la conférence des Nations Unies sur le climat à Poznan et Yvo de Boer le secrétaire exécutif de cette convention cadre a rappelé qu’il en pouvait y avoir de délégation Obama. Les huit années de l’administration Bush ont été marquées par une attitude hostile vis-à-vis des défenseurs de la lutte contre le changement climatique qui ont abouti à l’instrumentalisation du débat scientifique (voir article lié) et même à des procès (voir article lié).
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A.C.Husson-Traore
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