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![]() Planète \Environnement \AgricultureSoja et agro-business : les ONG continuent à mobiliserEn Amérique latine, la culture intensive du soja affecte l'environnement et les conditions de vie des communautés locales, condamnées à l'expulsion pour laisser leurs terres à cette culture industrielle, devenue un véritable emblème des dérives de l'agro-business. Le CCFD continue, au sein d'un réseau international d'ONG, à mobiliser l'opinion et les pouvoirs publics sur le développement d'un mode agricole rejeté par les producteurs locaux.
Interpellées par leurs homologues d'Amérique latine, le CCFD et plusieurs ONG françaises ont lancé, en février 2006, la campagne " le soja contre la vie ", visant à attirer l'attention de l'opinion et celle des pouvoirs publics sur les conséquences de cette agriculture intensive. Ce mouvement international s'inscrit en effet dans un contexte de forte croissance de la culture du soja et de ses impacts sur l'environnement et les communautés locales. " La monoculture du soja, cultivé avec les techniques de l'agrobusiness, est une agriculture sans paysans , explique Martial Gomez, représentant des agriculteurs du Paraguay. L'extension des terres cultivées conduit à l'expulsion manu militari des petits producteurs et entraîne la montée de la violence au sein de ces communautés ". Au Brésil, 40 millions de paysans ont ainsi été expulsés ces dernières années tandis que la couverture forestière s'amenuise au profit de cette culture fortement utilisatrice d'herbicides et de pesticides. La campagne, qui ne stigmatise pas le soja en tant que tel, souligne les dérives d'un modèle de production agro-industriel, incitant à une spécialisation de territoires entiers et excluant les polycultures. Actuellement, le soja monopolise 47% des surfaces cultivées en grains au Brésil et tout l'ouest de l'Etat du Parana... Même situation en Argentine, où cette culture intensive a augmenté de 75% dans les 5 dernières années et couvre désormais 15 millions d'hectares, soit la moitié des surfaces cultivées. Pari financier sur le non-OGM
Le gérant de fonds Diapason, spécialisé sur le marché des matières premières, lance un nouvel indice basé sur les cultures non-OGM. Il parie sur une " prime à la rareté " des cultures conventionnelles face au développement massif des produits transgéniques, dont les surfaces augmentent de 10% par an. A cette rareté s'ajoute le fait, non négligeable, qu'une majorité de consommateurs dans plusieurs pays sont opposés aux OGM. Conséquence, les marchés de pays clés restent fermés aux OGM. C'est le cas dans l'Union européenne et au Japon, auxquels l'indice veut s'adresser. Aucun chiffre sur ce supposé " développement local " n'a par ailleurs été communiqué aux ONG. Louis-Dreyfus Négoce, acteur français du marché, a reconnu quand à lui oralement " les méfaits du soja sur le plan social et environnemental, mais dégage l'entreprise de toute responsabilité, explique Catherine Gaudard du CCFD. Avec une importation de 8000 tonnes de soja par jour venant du Brésil, et 12 000 venants d'Argentine, sa responsabilité nous semble au contraire évidente ", ajoute-t-elle. Prêts de la SFI
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