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Réalisée auprès de 465 étudiants d’université et d’écoles de commerce et d’ingénieurs, l’étude CFDT/Audencia montre que 60% ont déjà entendu parler de la responsabilité sociale des entreprises, mais qu’il existe un déficit d’information sur ce sujet. Les médias constituent la première source d’information sur la RSE pour 38% d’entre eux, vient ensuite l’école (25%), puis l’entreprise (13%). Lorsqu’on leur demande de citer deux actions concrètes en interne, ils citent « l’écoute et le bien-être » et la formation. En matière environnementale, la lutte contre la pollution est citée en premier, suivi par le respect des normes. Sur la question des parties prenantes, ils estiment à 33% que l’entreprise est d’abord responsable vis-à-vis de ses salariés, puis à 27% de ses clients et à 22% de ses actionnaires. S’agissant des raisons pour lesquelles les entreprises adoptent un comportement responsable, les étudiants manifestent une certaine défiance. Ils estiment en effet à 34% qu’elles cherchent d’abord à améliorer leur image, puis à 25% qu’elles se servent de la RSE pour se mettre en conformité avec les normes et la réglementation. Le fait de fidéliser les consommateurs et les salariés n’est cité que par 9% d’entre eux. Par ailleurs, les étudiants ne croient pas beaucoup aux démarches volontaires pour assurer la promotion de la RSE (10% seulement), et privilégient la fiscalité (28%) et la législation (25%). La deuxième partie de l’enquête analyse les réactions des étudiants face à des situations concrètes. Dans un cas de harcèlement, 50% d’entre eux choisissent la voie du compromis, mais l’alerte et la sanction constituent cependant la première chose à faire pour 28% d’entre eux. En matière d’exposition des salariés aux risques, 46% ont comme premier réflexe de protéger les membres de l’équipe, tandis que la recherche d’une solution de compromis arrive en deuxième position avec 34%. Sur le volet corruption, l’alerte a de beaux jours devant elle si l’on en croit les réponses données : 53% refusent de taire une pratique de corruption même si la hiérarchie leur demande, 23% affirment alerter l’inspection du travail et les représentants du personnel en premier lieu, puis la hiérarchie et la DRH. En matière de discrimination sociale, ce sont également les représentants du personnel qu’ils choisissent d’alerter en premier (37%), juste avant la hiérarchie (36%), puis l’inspection du travail (23%). Enfin, sur la question du rôle des formations dans la promotion de la RSE, les étudiants restent très mitigés. 51% estiment qu’elles ne les préparent pas à un comportement socialement responsable, et comptent avant tout sur eux-mêmes (24%) et sur l’entreprise (17%). L’école n’est citée que dans 12% des réponses, les syndicats dans 8%. Les modalités qui leurs semblent les plus adaptées sont tout d’abord l’échange avec d’autres acteurs (19%), l’implication dans des projets concrets (18%), la participation à des conférences (12%), la formation continue (11%). La formation initiale est quand à elle peu mise en avant (7%). Réalistes ou pessimistes, une écrasante majorité d’entre eux (63%) pense en outre qu’une formation sur le thème de la RSE ne peut pas être valorisée dans leur recherche d’emploi.
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