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Plus de quatre vingt dix cursus sont présents, dans notre guide, de la licence au master, en passant par l'enseignement à distance, la formation continue et les programmes de recherche. Ce recensement n'est pas exhaustif. Il permet d'orienter ceux qui souhaitent acquérir des connaissances pour agir professionnellement dans le sens du développement durable. Le premier critère de sélection est que le champ de la formation abordent de manière privilégiée le développement durable, l'éthique ou la notion de responsabilité sociale d'entreprise. Le second critère est celui de la durée des formations. Le guide privilégie les plus longues. De l'enquête menée auprès des responsables de formation, voici les principaux enseignements. Pérennisation de l'offre Les formations, lancées entre 2003 et 2005, existent toujours, et sont essentiellement proposées au niveau bac + 4 et 5. Elles attirent un nombre régulier d'élèves, que les responsables de formation estiment de plus en plus réalistes sur le marché du travail et cultivés sur ces notions. S'ils peuvent accèder à de très nombreux stages qui leur permettent de participer concrètement à la mise en place d'une politique de responsabilité sociale en entreprise (outils de communication, co-voiturage, reporting, politique d'achats responsables...), ou dans une collectivité locale (agenda 21...), ils trouveront plus fréquemment un emploi moins directement lié à une dimension opérationnelle de la RSE qu'à l'exercice d'une double compétence (marketing, finance, ingénierie...). Approches pragmatique ou humaniste Toutes les formations ne se ressemblent pas. Deux grandes approches dominent. La première décline les leçons de la qualité et de la gestion des risques pour donner une vision de la RSE très défensive et basée sur le retour sur investissement et l'anticipation sur les futures contraintes réglementaires. La seconde, en réelle expansion, part du questionnement éthique, du rôle de l'entreprise et de l'exercice de sa responsabilité. Une grande place est accordée aux connaissances nécéssaires (reconnues comme non stabilisées) et aux outils essentiels pour mettre en place une démarche de RSE, ou " faire du développement durable " en entreprise. Plus de formation continue Par répondre à une demande des entreprises et des collectivités locales, de nombreux établissements ont développé une offre de formation continue, qui s'est étoffée ces dernières années. Les rapprochements entre l'entreprise et les universités ou écoles se multiplient pour des raisons économiques (partenariats financiers) et pédagogiques (des comités se constituent pour définir les compétences dont ont besoin les acteurs de terrains). Du coup beaucoup d'écoles d'enseignement supérieur s'orientent vers une offre de formation continue. Ces alliances avec les entreprises sont mises en avant par les responsables de formations pour offrir à leurs auditeurs plus de chance de décrocher un stage, voire un emploi. Elles constituent aussi un gage de prestige mais ne préjugent pas forcément de l'intégration par les entreprises de la dimension stratégique du développement durable.
Vers une irrigation par métier Si l'offre de formations de spécialistes du développement durable semble se stabiliser, on constate en revanche la multiplication d'offres abordant un aspect particulier du développement durable, comme le développement des pays émergents, le commerce équitable, les énergies propres,
Bibliographie indicative
- Travailler pour le développement durable Carine Guicheteau - Studyrama (2006) - Les métiers de la nature et de l'environnement - Studyrama (2006) - Un métier pour la planète... et surtout pour moi Elisabeth Laville et Marie Balmain - Village Mondial (2004) - Les métiers de l'humanitaire et de la solidarité, Guide Métiers (magazine l'Etudiant) 2002
l'économie sociale et solidaire, toujours en cycle supérieur. De même émergent des cursus abordant la dimension durable d'un métier (architecture, agronomie, communication, urbanisme, tourisme...). Cette tendance apparait et se renforce (voir bibliographie). Ces formations, en raison de leur spécificité, ne sont pas recensées dans le guide tout comme les multiples formations proposant une approche environnementale (traitement des pollutions, gestion des déchets, bioprotection, chimie verte, eco-management...). Ces dernières sont très nombreuses même si les offres d'emploi restent bien inférieures à la demande (voir article lié). Une transformation en profondeur En conclusion, l'étude de l'offre de formation montre que l'enseignement supérieur intègre de plus en plus les enjeux du développement durable. Les partenariats avec l'étrangers se multiplient, preuve que la dimension globale du développement durable est un aspect clé de la formation. Les récentes initiatives destinées à inciter les établissements à s'emparer de la question auront donc porté leurs fruits : la campagne pour des Campus responsables (voir article lié ), l'étude menée par l'association Alliance sur la formation de futurs managers responsables (voir article), ou encore le congrès de la Conférence des grandes écoles autour de la question (voir lien). Accèder au guide des formations
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