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![]() Planète \Economie \TourismeCosta Rica, pionnier de l'écotourismeLe Costa Rica, seul pays du monde dépourvu d'armée, possède une forte culture sociale et environnementale, qui lui donne plus d'atouts pour un tourisme durable, que la plupart des pays émergents. Il dispose de plus d'une exceptionnelle biodiversité rassemblée sur un tout petit territoire.
Costa Rica : « la côte riche », désignée ainsi par Davila quand il débarque de la mer des Caraïbes. Le conquistador espagnol pensait à l’or. Le touriste lui, vient pour les richesses naturelles qu’offre ce petit Etat d’Amérique Centrale : ses plages de rêves, bordées de palmiers, sur les eaux turquoises de la Mer Caraïbe et du Pacifique, ses volcans, ses forêts équatoriales, et le dédale de ses mangroves. Situé entre le Nicaragua et le Panama sur un territoire à peine plus grand que la région Midi-Pyrénées, le Costa Rica possède 5 % de la biodiversité mondiale. Avec 1,6 million de touristes en 2005 (pour 4,2 millions d’habitants) le Costa Rica est le pays d’Amérique Centrale qui attire le plus de « gringos », d’Amérique du Nord ou d’Europe. Les touristes représentent une alternative alléchante pour les pays d’Amérique latine, qui se battent contre la pauvreté et les aléas des exportations agricoles. Mais à quel prix ? Au Honduras, au Panama, au Mexique, au Guatemala, des complexes hôteliers gigantesques viennent transformer des plages de rêves. On assèche les zones humides, on taille dans la forêt au profit de golfs et de routes... S’ils amènent des devises au pays, ces investissements nuisent généralement plus aux populations locales qu’ils ne leur profitent, en bouleversant leur mode de vie –quand ils ne sont pas chassés de leurs terres. Plus rémunérateur que la banane et le café Label de « durabilité » Ce réseau d’établissements certifiés ne constitue que le haut du panier des pratiquants du tourisme durable (57 hôtels certifiés dans tout le pays). Cependant il contribue à asseoir la spécificité du Costa Rica et à crédibiliser son positionnement vis-à-vis du marché touristique. Du moins vis-à-vis des tours opérateurs. « La certification fonctionne dans une relation de professionnel à professionnel mais c’est un outil limité vis à vis du consommateur final pour l’instant » admet Ronald Sanabria. Rassemblés au niveau du continent, les dix-sept programmes de certification et quelque quarante autres organisations sont déjà plus visibles, depuis l’Europe. C’est le but du Sustainable Stewardship Council (STSC) qui les rassemble, sous une centaine de critères communs. Depuis peu, l’offre durable trans-Amériques est accessible à tous en ligne, (voir les liens). A l’image du label FSC pour le bois, on peut imaginer un label STSC mondial, qui pourrait, un jour, être une référence pour le grand public.
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