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![]() Planète \Economie \RéglementationReach : et maintenant ?La première phase du programme européen Reach est terminée. Les entreprises européennes utilisant des produits chimiques doivent désormais échanger leurs données pour constituer leurs dossiers d'enregistrements. Celles qui n'auront pas préenregistré ces substances risquent dès le 2 janvier 2009 de devoir cesser leur activité. En théorie.
La phase de pré-enregistrement des substances chimiques utilisées par l’industrie européenne s’est terminée ce lundi 1er décembre à minuit. Les entreprises de l’Union, qui fabriquent ou importent plus d’une tonne de substances par an, avaient jusqu’à cette date pour renseigner la base de données Reach-It mise en place par l’Agence européenne des produits chimiques (Echa). Celle-ci attendait 150 000 à 180 000 pré-enregistrements. Elle en compte aujourd’hui plus de deux millions. Une opération qui pourrait être qualifiée de franc succès, si le système Reach-It n’avait pas connu ces dernières semaines des saturations telles que les horaires les plus propices au pré-enregistrement avoisinaient les 2 heures du matin. Au point que l’Echa mette en place un « plan B » à la dernière minute pour permettre aux entreprises de respecter la date butoir. Car si cette première phase de Reach a débuté au 1er juin 2008, ce sont surtout sur les deux derniers mois que les industriels concernés ont préenregistré leurs substances, créant ainsi des « embouteillages » colossaux. Pour preuve : au 13 octobre dernier, l’Echa dénombrait « seulement » 459 000 pré-enregistrements. Catherine Lequime, responsable du programme Reach à l’Union des Industries chimiques (UIC) souligne que « si l’on regarde la répartition par Etats membres des pré-enregistrements, on se rend compte que tous ont renseigné Reach-It surtout ces dernières semaines, mais que la France est celui qui a connu la plus forte progression. » Pourtant, les pouvoirs publics ont redoublé d’efforts pour alerter les industriels français. A grands renforts de communication, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, n’a cessé de leur rappeler, depuis le mois de septembre, les impératifs du calendrier. Quatre jours avant l’expiration du délai, elle exprimait encore son impatience, assurant que « les sanctions pénales pourront aller jusqu’à deux ans de prison fermes et 75 000 euros d’amendes pour les entreprises en infraction. » Pourtant, l’Echa dénombrait 4348 entités françaises préenregistrées au 30 novembre (pour un total européen de 61 196), un nombre encore loin des 5400 attendues.
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