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Comment Max Havelaar, qui se proclame " le label du commerce équitable " prend le fait qu'un autre label puisse exister sur le même terrain ? Simon Pare : Nous savons qu'il y aura de la concurrence. Mais nous craignons qu'il y ait une confusion sur un concept qui est en train de s'ancrer dans l'esprit des consommateurs comme une vrai tendance et que cela repousse les gens plutôt que cela n'élargisse le marché. A la vue du référentiel, c'est un très bon code de conduite pour certaines entreprises. Je le conçois de cette manière là. Cela donne de très bons conseils sur les directions que peuvent suivre les entreprises qui sont engagées sur place dans le sud. Pour la première fois, dans le secteur équitable, un référentiel est contrôlé par un certificateur indépendant (titulaire de la norme européenne EN 45011). Cela pose la question de la qualité de certificateur de Max Havelaar... Simon Pare : Il y a deux choses dans les systèmes de certification : d'une part, la valeur des standards. Ce qui nous a été présenté par Bio Equitable est un peu différent des standards actuellement admis du commerce équitable. Ensuite il y a le fait qu'un organisme agréé assure la certification. C'est une force. Nous avons conçu une unité de certification qui est une société privée, Flocert, conçue selon les règles de la norme EN 45011. Chez Max Havelaar-France, un comité de contrôle autonome prend les décisions d'octroi des droits d'utilisation du label par les torréfacteurs et distributeurs et en définit les critères. Ce comité va chercher à se faire certifier EN 45011.
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