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Après la mise en place du Global compact en 2000, les Nations Unies, sous l'impulsion de leur Secrétaire général Kofi Annan, poursuivent leur engagement en faveur du développement durable et lancent aujourd'hui, 27 avril 2006, les Principles of Responsible Investment (PRI). A New-York, fonds de pension, assureurs et investisseurs institutionnels viennent de ratifier ces principes pour tenir compte des dimensions environnementale, sociale et de gouvernance dans la gestion de leurs actifs.
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L'engagement des Nations Unies en matière de développement durable tient compte depuis plusieurs années du rôle des multinationales notamment en matière d'environnement et de conditions de travail. Ainsi en 2000, la mise en place du Global Compact témoignait de cette volonté, incarnée par le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, d'inciter les grands acteurs privés à s'engager en matière de responsabilité sociale.
Et force est de constater que si cet engagement est volontaire, le choix, l'an dernier, de rendre public les listes des adhérents actifs et non actifs du Pacte traduisent l'implication de l'organisation internationale. En lançant aujourd'hui les PRI, les Nations Unies entendent poursuivre la démarche en s'adressant au monde de la finance. "Cette initiative est née du constat de plus en plus patent que, si la finance sert de moteur à l’économie mondiale, les décisions d’investissement et les pratiques d’actionnaires ne reflètent pas suffisamment les considérations d’ordre social et environnemental," explique Kofi Annan. Il poursuit : "Ces dernières années, alors qu’elles sont de plus en plus nombreuses à avoir adopté le principe de responsabilité sociale, notamment dans le cadre de l’initiative du Pacte Mondial des Nations Unies, les entreprises ont vu leurs efforts reconnus ou récompensés qu’à de très rares exceptions par la communauté financière. Une telle situation ne dénote pas un manque d’intérêt ou de volonté de la part des investisseurs. Elle est davantage le produit d’une absence de principes directeurs communs pouvant être appliqués par le public et les investisseurs institutionnels afin d’évaluer pleinement les risques et les opportunités."
Fruit de plusieurs réunions de travail entre experts et directeurs financiers internationaux durant l'année 2005 et élaborés sous l'égide de l'UNEP-Fi (unité du PNUE visant à encourager l'adoption des meilleures pratiques environnementales par les professionnels de la finance), les PRI visent à répondre à ce besoin en intégrant les problématiques environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) dans la gestion des portefeuilles d’investissement. Ainsi, ces six principes –intégrer les problématiques ESG dans l'analyse et les décisions d'investissement, intégrer les questions ESG dans les politiques et pratiques d'actionnaires, demander les informations relatives à ces questions aux entités dans lesquelles a lieu l'investissement, assurer la promotion et la diffusion des ces principes dans l'industrie de l'investissement, travailler ensemble pour accroître l'efficacité dans leur mise en application et rendre compte des activités et des progrès dans cette mise en œuvre– offrent aux signataires une structure qui vise à obtenir de meilleurs rendements sur les investissements à long terme et des marchés plus durables.
La ratification des PRI par des fonds de pension, de grands assureurs et des institutionnels publics traduit une prise de conscience croissante de l'impact des problématiques ESG sur la performance économique. Elle témoigne également de la progression de l'approche en termes de RSE auprès des grands investisseurs institutionnels. Certes, les PRI relèvent de l'engagement volontaire mais il faut noter qu'ils fournissent une reconnaissance officielle aux questions ESG et qu'ils concernent la totalité des actifs financiers au-delà du champ de l'Investissement Socialement Responsable.
En intégrant les questions ESG, l'application des PRI par les investisseurs institutionnels pourrait non seulement avoir pour effet d'obtenir de meilleurs rendements financiers à long terme mais aussi favoriser une certaine cohérence entre les objectifs de ces investisseurs et les enjeux de développement durable auxquels sont confrontées nos sociétés.
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