Special réchauffement climatique
Special discrimination au travail
Partagez l'article sur Facebook

Investissement socialement responsable \Repères

A propos de l'ISR

L'investissement socialement responsable (ISR) rassemble toutes les démarches d'intégration de critères extra-financiers aux divers modes de gestion financière.

PRESENTATION
L'ISR peut prendre plusieurs formes :
- les fonds ISR : ils sont constitués d'actions ou d'obligations répondant à une double sélection, financière et extra-financière. Y figurent compagnies et/ou Etats les plus performants sur des critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance (ESG).
- les fonds d’exclusion : plus répandus dans les pays anglo-saxons, ils excluent, pour des raisons morales ou religieuses, certains secteurs comme l’armement, le jeu, le tabac ou des entreprises en raison de leur activité ou de leur présence dans des pays litigieux…
- l’engagement actionnarial : il consiste, pour les investisseurs, à exiger des entreprises des améliorations en matière environnementale, sociale et de gouvernance via le dialogue direct, l’exercice des droits de vote en assemblées générales et/ou le dépôt de résolutions lorsque le dialogue est infructueux.
- les fonds thématiques : Un nouveau type de produits souvent qualifiés de développement durable a fait son apparition.  Il s’agit de fonds, investis dans des entreprises dont l’activité contribue au développement durable au sens large (production d’énergie renouvelable mais aussi industriels traditionnels « en pointe sur les questions d’efficacité énergétique », en passant par des secteurs comme la gestion de l’eau et des déchets ou la santé). Seule une partie de ces fonds a des exigences globales sur l’ensemble des critères de l’ISR. Novethic a donc créé une catégorie adaptée : les fonds Thématiques ISR

Le terme de placements éthiques est couramment utilisé pour désigner ces différentes approches. Il désigne, en principe, les seuls fonds d'exclusion et une autre catégorie de produits financiers à valeur ajoutée sociale : les fonds de partage et les produits financiers solidaires. Les premiers consistent à rétrocéder une part des bénéfices générés par le fonds à des associations caritatives ou des ONG, les seconds sont des produits d’épargne destinés à financer des projets d’économie solidaire.


ENJEUX ET PERSPECTIVES
Même si la part des encours ISR reste modeste (environ 3% de la gestion en France), le marché de cesse de croître depuis les années 2000. Longtemps caractérisée par une offre assez homogène, composée de fonds sélectionnant des entreprises bien notées sur le plan extra-financier, l'ISR touche aujourd'hui toutes les classes d'actifs. L'intégration des critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) dans la gestion financière se développe et de nouveaux acteurs comme les gestionnaires d'actifs immobiliers ou les spécialistes de l'investissement dans les entreprises non cotées commencent à mettre en place des grilles d'analyse extra-financiere.
En savoir plus sur le marché de l'ISR


LA NOTATION EXTRA-FINANCIERE
Créées pour la plupart depuis moins d’une décennie, les agences de notation extra-financière évaluent et notent les pratiques des entreprises portant sur les enjeux Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Elles se sont développées un peu partout dans le monde et travaillent à partir d'analyses des documents issus de sources diverses : les entreprises elles-mêmes (documents publics, questionnaires spécifiques et rencontres), les parties prenantes (ONG, syndicats, organisations gouvernementales, etc.) et les médias. Chacune a développé sa propre méthodologie car il n’existe pas de référentiel standard du développement durable.

Les principaux acteurs opérant en Europe sont Vigeo (France), RiskMetrics Group (US), EIRiS (UK), ASSET4 (Suisse) et Oekom (Allemagne). Il existe des agences spécialisées, tel Proxinvest en France qui travaille exclusivement sur les questions de gouvernance (rémunération des dirigeants, organisation des pouvoirs, droits des actionnaires minoritaires…), ou Trucost, en Angleterre, focalisé sur les enjeux environnementaux, ou encore EthiFinance qui évalue les pratiques ESG des petites et moyennes entreprises.

Depuis quelques années, la plupart de ces agences ont développé des méthodologies d’évaluation extra-financière des pays, pour offrir aux financiers les moyens de créer des fonds obligataires ISR (emprunts d’États souverains).

L’Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE) publie, depuis 2001, en partenariat avec l'Ademe, un guide qui recense tous ces organismes d'évaluation extrafinancière, précise leurs méthodologies et les critères utilisés pour construire les indices boursiers dits "éthiques".
Pour télécharger le guide Orse_Ademe

Les banques et les sociétés de gestion proposant de l'ISR ont, par ailleurs, développé des équipes internes d'analyse ISR. Ces départements ont été créés afin de fournir méthodologie et analyses aux gestionnaires internes et répondre aux nouvelles attentes d'évaluation des acteurs économiques. Certains d'entre eux offrent leurs analyses, en parallèle à une clientèle externe. Quelques uns de ces départements sont même devenus des  organismes d'analyse sociétale indépendants.


LES PERFORMANCES DE L'ISR
L'une des questions récurrentes concerne les performances financières de l'ISR. Est-il un facteur de sur ou sous performance ? Si la comparaison de tous les produits qui revendiquent cette étiquette est difficile, il est aujourd’hui admis que la prise en compte de critères extra-financiers réduit les risques (de réputation, de réglementation, etc) tout en ne compromettant pas les performances, bien au contraire. C’est ce que montre une étude de l’UNEP.FI (initiative finance du programme des Nations-Unies) d’octobre 2007, en collaboration avec le cabinet Mercer, qui en a publié une version actualisée en novembre 2009.
Pour en savoir plus, lire la synthèse de l'étude

Autre sujet très peu défriché : la performance extra-financière de l’ISR. Peut-on trouver des indicateurs permettant de mesurer si les fonds ISR ont de meilleurs impacts sociaux et environnementaux ?
La société de gestion suisse Pictet a publié, en mai 2008, une première étude proposant une méthodologie d'évaluation.
Pour en savoir plus, lire l’étude

Novethic a créé la mention "Indicateurs ESG" associée au label ISR afin d'encourager le développement de ce type d'indicateurs.


LES PRI : PRINCIPES POUR L'INVESTISSEMENT RESPONSABLE
Dans la plupart des pays où l'ISR est développé, les investisseurs institutionnels sont les moteurs de la mise en place de démarches d'intégration extrafinancière. 750 d’entre eux détenant plus de 18 000 milliards de dollars d’actifs ont signé, en juin 2010, les "Principles for Responsible Investment" (PRI). Cette initiative des Nations Unies a été lancée le 27 avril 2006. Il s’agit d’un engagement volontaire qui s'adresse au secteur financier et incite les investisseurs à intégrer les problématiques Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG) dans la gestion au sens large. Les PRI sont un des moyens de tendre vers une généralisation de la prise en compte des aspects extra-financiers par l’ensemble des métiers financiers.


Mis en ligne le : 15/06/2010
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

Le Media
» La newsletter sur votre mail
» Les articles sur votre mobile
» Les alertes thématiques
Le Centre de Recherche
ISR
» A propos de l'ISR
» Les études ISR
» Le Label ISR Novethic
» La liste des fonds ISR
» L'Essentiel de l'ISR
RSE
» A propos de la RSE
» Les études RSE
» Repères RSE
Conférences
» Les débats thématiques
» Le colloque annuel
English
» Studies and Events
Outils
» Guide des formations DD
» Bibliographie
» Glossaire
Presse