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Art Stall, directeur de la branche nucléaire au sein du groupe Florida Power & Light Company, expliquait que " l'euphorie qui avait entouré la renaissance avait été quelque peu refroidie par la réalité des défis liés à la construction de nouvelles centrales ", lors du congrès annuel de l'American Nuclear Society de 2007. Selon lui, l'un des défis majeurs est de trouver du personnel qualifié - artisans, techniciens, ingénieurs et scientifiques,- pour assurer la construction et l'exploitation des centrales. Le problème est identique en France, où Areva a lancé le recrutement de 400 ingénieurs en 2006 et de 750 de plus en 2007, mais sans communiquer le taux de réussite de ces campagnes. Le rapport World Nuclear Industry Status prévient : " S'il est déjà difficile d'embaucher le personnel dont on a besoin pour les programmes nucléaires en cours, on peut se demander d'où viendrait la main d'oeuvre qualifiée en cas d'expansion majeure ". Les auteurs rappellent que, de manière générale, le domaine de l'électricité dans son ensemble n'est pas un secteur qui attire les jeunes talents... "Aujourd'hui, la plupart des étudiants talentueux et prometteurs veulent travailler dans des secteurs high-tech plus séduisants ", rapportait, en 2005, une analyse du Hay Group au titre provocateur : "Tendances de la main d'oeuvre à porter un coup fatal au secteur de l'électricité et du gaz". Autre défi et non des moindres : le scepticisme des institutions financières internationales et des analystes à l'égard du nucléaire. Dans une analyse récente, Standard & Poor's souligne l'aspect risqué de ces investissements. " Par le passé, il était facile de garantir les contrats d'ingénierie, de passation des marchés et de construction. Cependant, avec des matières premières en hausse, une main d'oeuvre de spécialistes du nucléaire appauvrie, et une forte demande en projets d'investissement lourds de par le monde, les coûts de construction augmentent rapidement. Tout cela peut affecter de façon significative les compagnies d'électricité (...) ". En octobre 2007, l'agence de notation Moody's estimait également " qu'il ne faut pas sous-estimer les risques d'exécution liés à des projets de construction de cette nature. (...) Une bonne partie des prévisions actuelles relatives à de nouvelles capacités de production nucléaire sont excessivement ambitieuses (...) Les coûts associés à la prochaine génération de construction nucléaire pourraient être significativement plus élevés que l'estimation de nombreux représentants de l'industrie."
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