|
La WestLB a le triste privilège d'avoir enregistré un déficit record d'1,7 milliards d'euros qui serait lié à des placements hasardeux et à une politique de crédit jugée laxiste. Werner Paczian, de Rettet den Regenwald, ne manque pas à cette occasion de souligner le lien entre pertes financières et manque de conscience sociale et écologique : « Ignorer les risques socio-écologiques dans les pays receveurs de financements signifient plus de risques financiers pour la banque - et pour les contribuables. » Or, d'après Heffa Schücking de Urgewald près des deux-tiers des financements de la WestLB dans les pays en voie de développement se trouvent dans des zones écologiques et de développement très sensibles. A titre d'exemple, les organisations environnementales citent trois projets qui à leurs yeux illustrent les risques rencontrés dans les pays en voie de développement : - la construction en Equateur d'un pipeline long de 500 kilomètres, traversant sept réserves naturelles, passant à coté de six volcans en activité ainsi que 94 plaques tectoniques. - l'exploitation d'une mine d'or sur l'île de Lihir, en Papouasie - Nouvelle Guinée, d'où sont rejetés, dans la mer, 110 millions de mètres cubes par an de résidus contenant du cyanure ainsi que de 20 millions de tonnes de déblais contenant du métal lourd. Sur l'île, des secousses allant jusqu'à 7,5 sur l'échelle de Richter ont pu être enregistrées, faisant notamment craindre la rupture des pipelines où circule le cyanure. -la construction d'un barrage haut de 197 mètre à Sawalkote, dans le Cachemire, dont les organisations dénoncent la non-rentabilité tout en soulignant que la situation politique est explosive de la région elle aussi régulièrement secouée par des tremblements de terre. La WestLB se refuse à tout commentaire.
|