|
Inciter les internautes à voter pour désigner le projet d’entreprise, éthique sociale ou solidaire qui lui semble le plus intéressant, c’est l’idée du prix organisé par Finansol pendant tout le mois de juin. Il faut aller sur son site pour désigner, parmi une quinzaine de projets, le meilleur dans trois catégories, consommation, services professionnels et bien-être. Chaque entreprise fait l’objet d’une présentation qui permet de comprendre à quoi servent ces réseaux de financement alternatif. Ils ont permis à ces entrepreneurs, porteurs d’un projet équitable, solidaire ou d’insertion, de créer leurs entreprises qui se portent aujourd’hui plutôt bien alors que les circuits bancaires traditionnels ne leur offraient pas cette possibilité. Baskets équitables, vêtements et jouets pour enfants, vélos électriques, librairie restaurant…les propositions sont variées. Les internautes qui participeront pourront recevoir un « pack éthique » comprenant des échantillons des activités très diverses que pratiquent les candidats. Après les semaines de l’épargne salariale organisées dans diverses régions, Finansol utilise le réseau Internet pour faire la promotion de l’économie solidaire. Président, spécialiste de l’épargne et de la communication François de Witt est devenu, le 1er juin, le président de Finansol, journaliste spécialiste de l’épargne, il souhaite contribuer « à créer et renforcer les liens entre l’économie solidaire et les circuits financiers plus traditionnels ». Exerçant son métier au sein de France Info depuis 1990, auteur de livres destinés à familiariser les Français avec la gestion de patrimoine « Appauvrissez vous » (2004), et «Argentissime, le guide complet de vos placements» (2006 et 2007), le nouveau président de Finansol estime que l’économie solidaire finance des projets mettant en avant la dimension « fraternité » de notre devise républicaine. « Il faut multiplier les moyens permettant aux citoyens d’aider d’autres citoyens. Il est possible, par exemple, de multiplier le nombre d’entrepreneurs sociaux en misant sur le capital-risque philanthropique. A l’heure actuelle certains ont accumulé des richesses considérables dont je suis convaincu qu’ils souhaitent consacrer une partie à des actions utiles. La possibilité qui devrait être offerte, en 2008, d’investir à hauteur de 50 000 euros d’ISF en capital de PME, ou en dons aux associations et aux fondations est une opportunité extraordinaire.» Membre de la commission « épargnants » de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), François de Witt est aussi administrateur de PhiTrust Active Investors, société de gestion à l’origine de PhiTrust Partenaires, société de capital-risque philanthropique labellisée par Finansol, en 2006. Ces multiples activités devraient l’aider à rendre plus visible l’activité de Finansol et donc à stimuler les placements dans un secteur encore méconnu. L’épargne solidaire progresse puisqu’elle a dépassé 1 milliard d’euros d’encours en 2006 pour atteindre 1271 milliards contre 800 millions en 2005. Malgré tout cela ne représente qu'à peine 1 % de l’épargne des ménages. François de Witt voudrait contribuer à conquérir de nouveaux adeptes en « apportant au public le plus large possible des éléments de clarification et de compréhension des mécanismes de l’économie sociale et solidaire. »
|