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Face aux licenciements, tous les licenciés ne se retrouvent pas en position d'égalité. La plupart du temps, il incombe au seul employeur d'assurer l'accompagnement social, avec d'évidentes disparités de moyens et de motivations. Rappelons que seuls 20 % environ des licenciements économiques s'inscrivent dans le cadre d'un plan social, qui s'applique aux entreprises de plus de 50 personnes licenciant 10 salariés au moins sur une période de 30 jours consécutifs. Cependant, dans le cas d'entreprises de moins de 2 000 personnes ou de liquidation de groupes (comme Bata ou Air Lib), ce sont les pouvoirs publics qui reprennent le flambeau, par le biais du Fonds national pour l'emploi (FNE) et de ses diverses conventions (cellules de reclassement, allocation temporaire, formation et adaptation, conversion).
En août 2003, une étude des services statistiques (DARES) du Ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité indiquait que " un peu plus de 25 000 personnes ont bénéficié d'un des dispositifs [publics] de reclassement accompagnant une restructuration " en 2002 - une année où 1 086 plans sociaux furent conclus. L'industrie regroupe les secteurs les plus durement touchés par la crise, notamment ceux des biens de consommation et des biens intermédiaires.
Depuis juillet 2003, l'État a doublé la somme allouée au reclassement, actuellement fixée à 2 000 euros par salarié licencié. Les cabinets d'ingénierie sociale estiment cependant que ce montant est encore insuffisant de moitié pour assurer un accompagnement correct.
Le débat est donc engagé, depuis plusieurs mois, sur le coût et l'efficacité de telles conventions de reclassement. Selon les bilans chiffrés de la DARES, les cellules publiques de reclassement avaient permis à 12 966 personnes d'obtenir un CDI, un CDD, une mission d'intérim ou de créer leur propre entreprise, soit un taux de reclassement de 53,3 %.
Du côté des cabinets privés, dont la rémunération comporte souvent une part variable indexée sur le succès de leur mission, ces taux atteindraient près de 80 %, en fonction des secteurs économiques et des bassins d'emploi. Avec un phénomène constant : plus les missions sont prévues en amont, plus elles sont efficaces.
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