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Reconsidérer les restructurations sous un angle " pro-actif " et non " défensif ", c'est l'objectif fixé par Claude Viet, le responsable de la cellule " plans sociaux " mis en place par le gouvernement. De fait, les outils permettant d'anticiper et donc de réagir de manière constructive aux mutations industrielles existent, comme le montre l'étude réalisée par le cabinet Bruhnes pour la Commission européenne, portant sur 20 cas de reconversions réussies dans différents secteurs. La mise en place d'une veille stratégique, la formation et l'adaptation des salariés aux besoins du marché, la réorientation des activités et la mise en place de partenariats avec les acteurs locaux dans les bassins d'emplois permettent de créer des reconversions réussies, voire même très rapides dans certains cas. Pourtant, des régions entières continuent à subir les effets d'une gestion à court terme, exercée non plus par des capitaines d'industrie mais par des administrateurs financiers, comme c'est le cas pour Metaleurop, exemple extrême d'irresponsabilité sociale et environnementale. " Les actionnaires ont voulu mettre en place un nouveau projet en 5 semaines, sans aucun investissement supplémentaire, explique Gérard Waquier, délégué CGC. Une méthode impossible dans l'industrie ". De même, la fermeture des usines du groupe Arcelor a provoqué un sentiment de colère et d'éternel recommencement dans cette région déjà lourdement pénalisée et ayant connu des reconversions successives depuis les années 60. Dans ces " bassins d'emplois ", les reconversions ont pu autrefois ouvrir des perspectives nouvelles pour l'économie, mais elles semblent aujourd'hui être devenues perpétuellement synonymes de sinistre et de chômage.
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