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En annonçant "l'arrêt des investissements" pour les hauts fourneaux situés en Belgique, en France et en Allemagne, le groupe Arcelor met fin à un pan entier de la sidérurgie européenne. Né de la fusion entre le luxembourgeois Arbed, le français Usinor et l'espagnol Aceralia, le groupe ( présidé par Francis Mer, avant qu'il ne devienne le ministre français des finances) avait annoncé une refonte de son système de production pour des questions de rentabilité et de réduction des coûts. Arcelor n'a pas apporté de précisions sur le nombre d'emplois supprimés, mais la fermeture des sites concerne inévitablement les 5000 salariés directs du groupe, auxquels s'ajoutent les emplois chez les sous-traitants. Guy Dollé, président de la direction du groupe, a déclaré que " le groupe veut assumer ses responsabilités d'industriel et permettre à toutes les parties concernées par les sites qui devraient connaître une réduction d'activité et d'emploi de gérer la transition de manière professionnelle ". Par ailleurs, le groupe a annoncé la mise en place de " dispositions de transition pour chaque salarié concerné " en concertation avec les partenaires sociaux. Enfin, le président s'est engagé "à entamer le dialogue avec toutes les parties concernées (politique, société civile, acteurs économiques et syndicats) en vue du développement d'idées et de plans de redéploiement économique et social de chacun des sites en cause". Eternel recommencement
A Liège (Wallonie), région déjà particulièrement touchée par le chômage, cette annonce a crée un choc brutal. Le ministre-président de la région wallonne Claude Van Cauwengerhe a annoncé son intention de poursuivre Arcelor en justice, estimant que les français ne respectaient pas les engagements de modernisation pris lors du rachat de l'entreprise en 1998, préférant fermer les hauts-fourneaux plutôt que de réaliser de nouveaux investissements. Ce à quoi Arcelor a répondu qu'il avait choisi " d'optimiser ses investissements futurs autour de ses outils les plus compétitifs ". Des arguments qui, quoi qu'il en soit, auront bien du mal à convaincre les salariés de cette région déjà lourdement frappée par l'effondrement de la sidérurgie et de l'activité minière, et qui, après la fermeture de l'usine Renault Vilvorde, voient les restructurations se suivre dans un éternel recommencement.
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