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Le 20 octobre 2005, l’ensemble des organisations syndicales du groupe Casino a signé un accord triennal sur l’égalité des chances, la diversité et la lutte contre les discriminations. L’occasion de faire un premier bilan de l’ensemble des actions conduites depuis 1997 (date de la création d’un service « Politique de la ville », rattaché à la DRH) et de donner un cadre global à toutes les actions menées. L’accord part du principe « que les discriminations liées à l’origine ne se retrouvent pas dans les trajectoires professionnelles des salariés du Groupe Casino » mais constate « une faible présence de personnes issues de l’immigration dans les effectifs » en se fondant sur une enquête baptisée « Lucidité » conduite début 2005 (voir article lié). Le texte indique que les cabinets de recrutement et les agences d’intérim travaillant avec le groupe ont été informés qu'ils devaient faire vivre les engagements de l’accord en « valorisant la diversité ». Il est en outre spécifié que « toute candidature sera examinée en vue d’une réponse plus systématique et motivée ». L’accord ne s’engage cependant pas sur des objectifs quantitatifs de recrutement de personnes issues des minorités visibles, du moins pas directement. En effet, tous les nouveaux magasins devront employer un minimum de 20 à 30% de salariés habitants dans la zone d’implantation. « Nous avons une approche partenariale dans le sens où nous invitons les autres magasins implantés dans les zones commerciales où nous sommes présents à profiter de notre expérience », explique Mansour Zoberi, le directeur de la politique de la ville, de la solidarité et de l’égalité des chances du groupe Casino. Cette volonté n’est pas nouvelle mais elle se trouve désormais formalisée. «Déjà plus de 35% de salariés des implantations de Roubaix ou d’Argenteuil habitent dans les quartiers proches », souligne Christian Gamarra, le délégué central CFDT du groupe. L’accord s’engage aussi à sélectionner 500 stagiaires par an avec une prédilection pour les profils issus d’écoles de commerce. A propos des stages, l’accord souligne que « là aussi, la discrimination de ceux qui appartiennent aux minorités visibles est évidente ». L’accord rappelle en outre la convention, signée en mars 2002, avec le ministère délégué à la ville. Elle engage le groupe à recruter, en privilégiant la sélection par simulation, au minimum 50 jeunes de niveau bac à bac +2 par an en prenant en compte les caractéristiques socio économique des zones d’implantation. Cette convention devrait être prochainement reconduite . Un comité « diversité » est créé pour garantir le suivi des engagements et le respect des bonnes pratiques (insufflées par les guides et les formations « à la différence »). Ce comité composé de 7 représentants des organisations syndicales et de 7 représentants de la direction se réunira tous les ans. Selon Christian Gamarra, « tout n’est pas gravé dans le marbre. Nous en sommes par exemple au 3ème renouvellement de l’accord sur le handicap avec à chaque fois des évolutions sensibles. Nous serons peut-être conduit à changer d’opinion sur la notion de discrimination positive qui n’apparaît pas volontairement dans le texte. Nous préférons pour le moment jouer la carte de la sensibilisation tout en faisant pression si nécessaire ». En juin 2006, le comité diversité devrait se réunir pour la première fois. Mansour Zoberi précise : « Ce sera peut-être l’occasion d’avancer sur la mise en place de critères d’évaluation prenant en compte la capacité des managers à faire vivre cet accord ».
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